• E – COMMUNE OULAD MKOUDOU


    La C.R.OULAD MKOUDOU a eté nommée sous ce nom d'après le douar oulad mkoudou, l’un de ses douars, qui est loin du centre de 2 km environ. On raconte que ce douar a pris ce nom d’après deux frères qui sont arrivés du douar BNI MKOUD, tribu BENI 3LAHEM ( commune Ighzrane ) et qui ont pris des terres comme siège, quiavec le temps est devenu un douar.

    L’innovation de la commune a eu en 1959 selon Dahir charif N°- 1-59-351 du 1er Joumada 2 1379de l’hejir /2 décembre 1959,concernant le découpage administratif du royaume .

    Sa surface est de 192km2. Elle se situe à l’est de la province de Sefrou,limitée par les communes : Aïn Timghnay, Mternagha et la municipalité El Menzel au Nord, les communes Tazouta et Dar El hamra au Sud, la commune Ighzrane à l’Est, la commune Ahl Sidi Lahcen à l’Ouest .


    La commune contient quelques propriétés publiques tel que Dar el jama3a (maison de la commune) et un bain collectif et d’autres privées tel que : des logements, des terrains et des magasins.les propriétés de la commune représentent environ 6% des revenus de la commune, pendant que la part de la commune est de 90% de bénéfices de TVA .Le reste c’est des taxes et les impôts locaux.

    Cette commune regroupe 21 fonctionnaires :

    -2 adjoins de disposition.

    -4 rédacteurs.

    -1 technicien

    -9 rédacteurs

    -5 agents de service

    1Ere Partie : Le milieu naturel et humain :

    1 – Le milieu naturel

    1.1La topographie :

    Les terres de la commune font partie du triangle El Menzel –Ribat El kheir, grâce à ce site, les terres se dominent d’un pourcentage de 55%,leur altitude s’alternent entre 900m et 1070m .les montagnes forment 40% de la superficie de la commune ,leur altitude s’alternent entre 600m et 1339m à Jbal BNI HMDA, et elles font une clôture de la commune des deux côtés :sud-est et sud-ouest.

    Les plaines représentent 5% de la surface de la commune à côté d’Oued Zloul, Oued Guigou, leur altitude s’alterne entre 700 et 800m. Pour le sol dominant c’est : Elhamri d’un pourcentage de 41% et ELHARCH de 36%, Tirs de 2%, Elbiyada de 21%.

    1.2 LE CLIMAT ET LE RESEAU AQUATIQUE :

    A la commune règne le climat semi-continental froid en hiver chaud en été avec une moyenne de 24°c, tandisque le degré minimal atteint 1°c et le maximal 36°c. Les précipitations comptent 525mm chaque année, et en ce qui concerne les vents, les vents d’Elgharbi modérés aussi le Chergui en deuxième classe.

    1.3 La couverture végétale.

    La superficie des terres arables est de 9600ha dont 200ha est irriguées .La forêt occupe 4900ha dont 4860ha forêts
    Naturelles : les mélèzes 2360ha, le chêne vert 200ha, et le genièvre 500ha, aussi 40ha des forêts artificielles toutes des arbres de pin, tandis que la surface des pâturages atteint 1870ha, pourtant que la surface des terres non arables est de 2890ha.

    2-DONNEES DEMOGRAPHIQUE

    2.1 HABITANTS ET DENSITE

    Le nombre des habitants de la commune a atteint 7821habitant selon le recensement de 2004 avec 1523menages soit une densité de 40,65h/km2.


    Douar----------n. des familles---n.maisons------habitants


    Taghit +Mqtla --------- 220--------- 224---------------1382

    Oulad mkoudou----------------------------------------------------
    Tichdadine--------------188--------------226--------------1244

    Taghrout----------------195-------------180----------------1228

    Mghila-------------------197-------------195----------------1145

    Melaha -----------------173-------------169----------------1133
    Dar Hqoun-------------------------------------------------------------

    Oulad Mqrane----------------------------------------------------------
    Ighram 3in Mizab-----176-------------176----------------1072

    3ine Bida -----------------------------------------------------------------
    Oulad Mryan-------------------------------------------------------------
    Oula Mbarek------------186-----------222------------------1053


    TOTAL-----------------1335----------1392------------------8364


    3.3 CARACTERISTIQUES DEMOGRAPHIQUES


    Catégorie-----------Masculin-----------Féminin---------Total-----

    1-4 ans -------------377-----------------361------------738

    5-9------------------334------------------364-------------698

    10-14---------------403------------------418-------------821

    15-19---------------407------------------384-------------791

    20-24---------------245------------------394-------------639

    25-29---------------251------------------335-------------586

    30-34---------------274------------------343-------------617

    35-39---------------205------------------296-------------501

    40-44---------------193------------------265-------------458

    45-49---------------146------------------162-------------308

    50-54---------------128------------------155-------------283

    55-59---------------101------------------143-------------244

    60-64---------------136------------------194-------------330

    65-69---------------127------------------144-------------271

    70-74---------------126------------------109-------------235

    75-98---------------148-----------------145---------------293

    + 98-------------------01------------------03-----------------04


    TOTAL-------------3602---------------4212-------------7821



    2.4 DEVELOPPEMENT DE LA STRUCTURE DEMOGRAPHIQUE DE LA COMMUNE

    La commune a connu une grande croissance démographique de 1960 à 1971 (1708 habitants) d’un pourcentage de 24%,et elle a eté stable de 1971 à 1982,mais elle a connu une baisse de 1994 à 2004 parce qu’elle a atteint 543 personne,c'est-à-dire 6,49%,actuellement le nombre atteint 7821 habitants,cette baisse a été causé par plusieurs facteurs :

    + L’exode rural

    + La fertilisation faible chez les femmes causeé par la propagation des moyens de contrôle de progéniture.


    DEVELOPPEMENT DES HABITANTS :

    Année -------------Nombre des habitants------Observations-----

    1960--------------------6954-----------------------------------------------

    1971--------------------8662------------------------ + -------------------

    1982--------------------8678------------------------ + -------------------

    1994--------------------8364------------------------ - --------------------

    2004--------------------7821------------------------ - --------------------


    Partie 2 : Equipements fondamentaux

    1-Réseau routier et transport :

    1-1– Le réseau routier et sa couverture :

    La route régional 5045 reliant la municipalité El Menzel et Ribat El kheir ,via le centre communautaire d’une distance de 13 km et aussi entre Douar 3IN BIDA et Oulad Mkoudou et le centre ,ainssi que la route régional 5047 reliant le centre communautaire 3IN SEBOU à une distance de 12 km .Et il ya de nombreux sentiers étourdis d’une distance de 23 km et la plus importante :

    + Le lien entre Douar Oulad Mkoudou et Taghroute via Dar Hqoun (5 km ),est programmé pour le pavage au sein du programme national des routes rurales.

    + Le lien entre la route régionale 5045 et Mghila ( 8 km ).

    + Le lien entre Oulad Meryen et la municipalité El Menzel (2km) que le conseil régional de Sefrou à configuré 200.000 dhs pour session ordinaire pour le mois de janvier 2005.

    + Le lien entre la route régionale 5045 et Douar Oulad Mbarek (½ km)

    + Le lien entre la route régionale 5045 et la commune 3IN TIMGNAY par Bou3lama.

    1-2- TRANSPORT :

    Beaucoup de moyens de transport fonctionnent dans la commune tel que les taxis reliants en particulier entre El Menzel et le centre de la commune via Douars 3in Bida et Ouled Mkoudou, et le transport double entre la ville de sefrou et 3in Sebou, à travers la municipalité El Menzel, en plus de nombreux « moyens de transport secret » qui déplacent les personnes et des biens du centre El Menzel à Douar Taghit et Taghrout et Dar Hakoun et 3in Timdrin ( Mellaha ) et Mghila.


    2– L’EQUIPEMENT EN EAU POTABLE ET SES RESSOURCES

    La fortune naturel la plus importante de la commune est l’eau,car les vallées zloul et Guigo traversent la commune du sud et du sud- est,et se rencontrent près de la source de 3in Seboupour former la rivière Sebou, et appartient au bassin aquatique du triangle du moyen Atlas.

    Et elle stocke de l’eau depuis l’exploitation qui a débuté en 2004 ( puit n° 1229/9 par un débit de 5l/s) dans le cadre d’un projet visant à fournir le centre d’El Menzel et les douars voisins par l’eau potable.

    Aussi elle dispose de plusieurs sources d’un débit plus élevé qui sont :

    + 3in Sebou : 3335 L/s

    + 3in Timdrine :1360L/s

    + 3in Igli : 40 L/s

    + 3in Etllala : 13L/s


    2-2 PRODUCTION ET CONSOMMATION D’EAU POTABLE


    Il ya plusieurs Douars ayant un réseau de distribution d’eau potable que la commune a géré jusqu'à l’an 2004,date ou l’ONEP a pris résponsabilité du reseau du centre et des douars :Oulad Mkoudou et Oulad Mbarek. Tandisque douar Dar Hqoune est toujours géré par la commune.

    L’ONEP fournissait le centre et les douars fiables du puit n°1229/9 qui a été exploité en 2004, avec une longueur de 7,5 km de réseau,fournit egalement des robinets de cinq douars dans le cadre du programme MEDA. Les douars concernés sont : Oulad Meryane,3ine bita , Oulad Ben Ali ,Oulad El Khathate ,Oulad Bnidir . Dar Hqoune bénificie de l’approvisonnement du réseau existant.

    Il ya aussi un réseau a Mellaha ,Ql3te S3id depuis 2002 géré par une association , en ce qui conserne Mghila ,le réseau est géré par l’association AFFAQ depuis 2004.

    Douars-------------------------------------Géré par -----------------------------------Adherants-----------------------------------date-------------

    Centre de la c.r------------------------ONEP------------------------------------------186------------------------ --------09-03-1995----------

    Oulad Mkoudou------------------------ONEP------------------------------------------106-------------------- ------------09-03-1995-----------

    Oulad Mbarek--------------------------ONEP-------------------------------------------052------------------ -----------------------------------------

    Dar Hqoune----------------------------C.R----------------------------------------------192-------------- ----------------------------------------------

    Ql3te S3id -----------------------------association locale -------------------------------------------------------------------------------------------

    Mghila ---------------------------------association AFFAQ---------------------------186--------------------------------2004----------------------

    3-Electricité :

    Il existe deux types de lignes : de moyenne préssion d’une longueur de 37.64 Km, et basse préssion d’une longueur de 35,54 Km.

    Certains douars ont benificé de l’électrification depuis 1963 telque Ouled Mkoudou, Dar Hqoune, Oulad Meryane, Oulad Mbarek et 3ine bita. Le réseau a été renouvelé en 2003 ( 36% de la population de la CR ). Le reste des douars a été relié au réseau en 1996 dans le cadre du programme national pour l’électrification rurale ( deuxieme partie ). Ce projet a été financié par un prêt du F.E.C de la commune aux douars : Mghila, Mellaha, Taghite et Taghrout. D’autres douars attendent toujours leur tour dans l’ensemble du programme.

    Dans ce cadre la commune a conclu deux conventions à cet égard avec l’ONE :

    + La première N° 7180 conserne cinqs douars : Timdrine 20 kanounes ( familles ), extension à El Koucha et 3ine Tlba 18 kanounes, Lmqtla et Krirden 45 kanounes. La commune a commencé à payer son quota depuis 2005 - 41500 DHs- ( 5 parts par an ).

    + La deuxième convention N° 7814 concernant trois douars : Lbwiyer ( Mghila ) extension 27 kanounes, Tinwarine ( Mghila ) extension 12 kanounes, Titwli ( Oulad Mkoudou ) 15 kanounes. La commune paie sa part de 27000 DHs par ans pour cinqs ans. Le nombre des adhérants est 1360 la couverture s’approche de 100%.


    4- Espaces verts

    Le centre de la C.R dispose depuis l’an 2000 d’un plan d’aménagement qui contient de nombreuses espaces verts (4 régions) sur une surface estimée de 5300m2 mais sur des terres privés. La c.r. n’a pas encors indemnisé les propriétaires en raison de ressources financières limitées.

    5- Déchets solides :

    Dans les douars les déchets sont jetés dans des decharges privées (mzable) .Au centre il n’existe ni système de récupération ni décharge publique.


    4-4 Réseau d’assainissement liquide :

    Etant donné le caractère rural de la commune, il n’y a pas un réseau d’assainissement liquide aux douars, et même dans le centre.

    Il n’existe pas un tel réseau car il nécessite d’énormes livraisons et des dotations financières dont la  commune n'est pas pourvue, malgré demande faite à l’Etat (Ministère du logement) et aux institutions publiques (ONEP).


    4-5 Reconstruction et mouvement de construction :

    Cette commune dispose d’un plan légalisé depuis 2000 alors qu’aucun document de la reconstruction ne couvrait pas le reste des douars, en dépit de l’existence de l’état de la configuration le mouvement de construction a été lent et la même chose s’applique aux Douars, car aucune permission de lotissement n’a été enregistrée en 2005 et le premier semestre de 2006, alors que certains bâtiments non licenciés ont été enregistré, et si le secteur de la construction est un moteur de nombreuses activités économiques tel que la forgerie, la menuiserie et la circulation des biens et des carrières de sable et de gravier et de pierres, et la source de nombreux emplois, la plupart des facteurs lui interdisait de faire son rôle : Par exemple, complexes juridiques pour obtenir un permis de construire et le non respect de la loi sur la reconstruction des cultures locales et de la taille de la propriété en vigueur, combinée à l’absence de réseau d’assainissement dans la région notamment au centre et les ressources financières limités de la commune sont autant des facteurs qui entravent le secteur de la construction, et même contribuer à des migrations de population dans les villes proches (El Menzel, Sefrou, Fès) en plus plusieurs facteurs attirent les gens.


    5- Lecture télécommunication :

    5-1 Pourcentage de couverture et les douars bénéficiaires :

    Le réseau de téléphone fixe existe aux quelques douars tel que Oulad Mkoudou, Oulad Mariyane, 3ine Bita et Dar Haqoune ainsi que le centre.

    Le reste des douars reste sans couverture, pour le réseau mobile la couverture varie en fonctions de douars et conformément à la compagnie de service.

    SECTEURS ECONOMIQUES


    1 AGRICULTURE :

    1-1Terres arables

    La surface des terres arables est estimée à 9600 ha, dont 200 ha de surfaces irriguées et 915 ha de terres privées, dont 240 ha appartenant aux Habous, tandis que 210 ha sont des terres des domaines.

    Quant à la taille des profits, elle est consécutive à la petite taille des exploitations.


    1-2- PRODUCTION AGRICOLE

    1-2-1- CEREALES ET LEGUMINEUSES :

    La production des céréales est caractérisé par une rentabilité faible à cause de la mauvaise utilisation des moyens de production (en général toute traditionnels).


    Céréales

    Produit----------Superficie--------Rendement----------Total-----


    Blé dure-----------1150 ha---------12 q / ha ----------13800 q

    Blé tendre---------0350 ------------14------------------04900—

    Orge----------------0750-------------13-----------------09750---

    Fèves---------------0650-------------06-----------------03900---

    Lentilles------------0060-------------03-----------------00180---

    Poichiche-----------0040-------------04-----------------00160---


    Maraichages :


    Produits----------Superficie-------Rendement----------Total-----


    Pomme de terre -----05 ha--------100 q/ha--------------500 q-----

    Oignon----------------04------------030--------------------120-------

    Tomate----------------02------------005--------------------010-------

    L’élevage :


    Types-------------- nombre de têtes-----------Races---------------


    Bovins-------------------00650-----------------380 locale-----------

    Ovins--------------------12000------------------ locale---------------

    Caprins------------------05000------------------ locale---------------


    Arboricultures :


    Produit-------------Superficie-------Rendement---------Total--------

    Olivier--------------430 ha ----------15 q / ha-----------6450 q------

    Pommes-------------085--------------90------------------7650---------

    Cerise----------------001--------------20------------------0020---------

    Poire-----------------003--------------60-------------------0180--------


    1-La forêt :

    La forêt s’étend sur une superficie importante, environ 4860 ha de Jbal Hamda, 3in Timdrine et à Mghila (4820 ha de forêt naturelle et 40 ha de forêt plantée=.

    La zone de la forêt naturelle est comme suit :

    + Chaine vert : 2000 Ha.

    + Genièvre : 500 Ha.

    +Mélèze : 2360 Ha.

    Pour les arbres plantés ce sont tous des jeunes arbres. Le profit de la commune de propriété forestière prévenant soit les revenus de la vente de bois de chauffage, droit de location des paturages ou droits de chasse.

    La faiblesse des revenus de la forêt du domaine public est causée par la petite taille des arbres. Ils se sont établis au cours des cinq dernières années comme suit :

    Année 2000-2001-----2002------2003-----2004-----2005

    Revenus-----3924.18------00----------00----1362------9115.5
    En DHs

    2-Tourisme :

    Installations touristiques :

    Bien qu’il existe des nombreuses sites touristiques dans la commune, tels que Aïn Sebou et Aïn Timdrine, la rivière Sebou et la forêt Bni Hamda et beaucoup de grottes, il n y a pas d’instalations touristiques à cause du manque d’initiative du secteur privé local et de la faiblesse des ressources financières de la commune.

    3 -Secteur social et culturel :

    Enseignement :

    Dans la commune fonctionnent plusieurs établissements d’enseignement, mais beaucoup d’entre eux manquent d’équipements de base comme l’eau et l'électricité (filiale Bouderhem, Mellaha et Oulad Meryane) ou certains sont loin des résidences des élèves (collège Aïn Sebou). On déplore aussi le manque d’internats.

    La commune englobe 3 secteurs scolaires :

    + S/S Oulad Mkoudou centre avec les filiales : Bouderhem, 3in Bita et Oulad Meryane.

    + S/S Dar Hqoune centre avec les filiales : Tghroute, Dhar Laqdim, Qal3at Said.

    + S/S Taghit centre avec les filiales : Mghila, Sidi Youssef . Ainsi que le collège 3in Sebou au centre de la C.R.
    Il n’y a pas de lycée les élèves s’inscrivent au lycée Mohamed El Fassi à EL Menzel.

    4 -La santé :

    Equipement sanitaires :

    Il y a deux dispensaires, l’un au centre de la commune, l’autre au Douar Dar Hqoune.
    Le premier voit un médecin deux fois par semaine et une infirmière. L’autre a été fermé plus de huit ans. La commune ne dispose pas d’ambulance ou de véhicule de protection civile.


    15 commentaires
  • F – C.R MTARNAGHA


    I– Présentation de la CR Mtarnagha

    A 30 Km à l’est de Sefrou, ville des cerises, jalonnant la route Régionale RR n°504 qui lie Sefrou à Bouyablane passant par El Menzel et Ribat El Kheir, le territoire de la Commune Rurale de Mtarnagha s’étend sur une superficie de 120,80 Km2, soit 3,01 % de la superficie de la Province de Sefrou. La Commune objet de la présente étude, dépend du Caïdat des Béni yazgha, ainsi que du cercle d’El Menzel. Elle a été créée en 1992, suivant le découpage administratif adopté par le décret n°2.92.468 du 30 juin 1992, résultant de la Commune mère d’El Menzel ; dont le chef lieu s’éloigne de 3 Km ; la ville de Fès se trouve à 56 Km, où se trouve l’aéroport de fès-Sais, et deux gares ONCF, ainsi que la gare routière.
    Elle est limitée à :

    - Est : CR Ain Timguenai , Ouled Mkoudou et CU El Menzel.

    - Ouest : CR Aghbalou Akourar et Ahl Sidi Lahcen.

    - Nord : CR Bir Tam Tam, et Ait Seghrouchen (Province de Taza).

    - Sud : CR Ouled Mkoudou.

    La Commune regroupe 10 douars et compte 5284 habitants, selon RGPH 2004, appartenant en majorité à la tribu Béni Yazgha, ainsi une partie de la population douar Ghomra trouve son origine dans la tribu Béni Ouaraine (Tribu située à Zerarda-Province de Taza).

    Le milieu physique est caractérisé par une topographie ondulée et variée, dominée par les plateaux et les collines. Ce cadre Moyen –Atlasique engendre un climat continental, où l’abondance des précipitations liée à la bonne exposition, fait du territoire de la Commune un milieu riche en ressources naturelles diversifiées (le sol, l’eau, les forêts…), qui permettent de jouer un rôle important dans le développement local, en outre des données démographiques, qui font de la population une potentialité active susceptible à participer dans l’activité économique dominée par le secteur primaire.

    II- Vue historique

    A la recherche de l’origine de l’appellation ‘’ Mtarnagha ‘’, nous rencontrons 3 versions différentes :

     La première : d’origine berbère signifie un lieu riche en eau, herbe et gibier. Divers témoignages attestent qu’il existait de l’eau en abondance. En effet, c’est à l’oued de Mtarnagha que la Commune doit la vie, ayant pris naissance de la source Ain Kebir, il fournissait de l’eau nécessaire pour l’irrigation des arbres fruitiers, le long d’Oued.

    A l’ouest, le Sebou qui prend sa source dans le Moyen Atlas, permettait l’irrigation par le moyen de seguia construite parallèlement aux rives, grâce à la topographie accidentée.

     La deuxième version suppose que les premiers habitants de ce territoire sont issus d’une tribu du Yemen appelée ‘’ Madariyine ‘’.

     La troisième version stipule que la dite appellation est résultante de modération d’une invocation, dont la formule’’ Allahoma Mtarna ghit ‘’ appel de prière au moment de sécheresse ou retard de pluie.

    Les données historiques du ‘’ Rbaa Tahti’’, appellation locale de Mtarnagha, ne se dissocie pas de celui de Béni Yazgha.
    La région connaissait un avancement en chaînes de certaines tribus. Ainsi ‘’ le Sultan Moulay Ismail, sensible aux conséquences politiques d’une telle action s’employa à contenir cette avancée en s’assignant deux buts : Préserver d’abord le bas pays et les villes de sais, et tenir praticable Triq Soltane qui mène de Fès à tafilalt.il put atteindre le premier objectif en installant une série de Qaçba à Al Menzel, Azrou….’’

    L’avènement de la colonisation française a été marqué par une pénétration ardue dans la région. Ainsi des postes militaires ont été installés à Taghzout et à El Menzel en 1916, pour contrôler la répression des tribus montagnardes dont la résistance et la bravoure ont forcé l’administration.



    Organisation administrative


    La collectivité locale représente la cellule de base de la décentralisation territoriale, dont les perspectives ont un objectif essentiel : la formation d’une élite locale capable de concrétiser les vœux de la population sur le plan local. En effet, la loi de 30 septembre 1976 a attribué au conseil communal élu des compétences particulières, dans le but d’envisager un développement économique et social. Doté d’attributions assez importantes, Le président fait office d’organe exécutif du conseil communal. Ensuite, la nouvelle charte communale a renforcé la démocratie locale en adoptant un nouvel aménagement de l’organisation communale.

    ‘’ Les communes sont des collectivités territoriales de droit public, dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière…’’

    Les affaires de la commune sont gérées par un conseil communal élu, doté de compétences propres, et dont le président assure la gestion des services communaux, à l’aide des moyens humains et financières disponibles.


    -Attributions du conseil communal

    ‘’Le Conseil règle par ses délibérations les affaires de la Commune.

    A cet effet, il décide des mesures à prendre pour assurer le développement économique, social et culturel de la commune. Il exerce notamment des compétences propres et des compétences qui lui sont transférées par l’état… ‘’

    Conformément aux dispositions de la loi n° 78.00 portant charte communale, les compétences propres attribuées au conseil communal concernent les affaires suivantes :

     Développement économique et social.

     Finances, fiscalité et biens communaux.

     Urbanisme et aménagement du territoire.

     Services publics locaux et équipements collectifs.

     Hygiènes, salubrité et environnement.

     Equipements et actions socio-culturels.

    En outre, le conseil communal est doté de compétences transférées et consultatives ; il peut émettre des vœux sur toutes les questions d’intérêt communal, à l’exception de ceux de caractère politique.

    - Attributions du président du conseil communal

    ‘’ Le président du conseil communal est l’autorité exécutive de la commune. Il préside le conseil communal, représente officiellement la commune dans tous les actes de la vie civile, administrative et judiciaire, dirige l’administration communale et veille sur les intérêts de la commune, conformément aux lois et règlements en vigueur.’’

    La nouvelle charte communale a renforcé les attributions du président, par conséquent, il exécute les délibérations du conseil communal et prend les mesures nécessaires à cet effet en assurant le contrôle ; il représente la Commune en matière judiciaire, et exerce les attributions de police administrative communale, reconnus par la loi et le règlement. Il a également la qualité d’officier d’état civil, et dirige les services communaux.

    b) Services communaux

    La gestion des services communaux est assurée sous la direction du président du conseil communal, au sein d’un siège administratif situé à Bab Sraghna.

    En outre, un corps de personnel veille sur la gestion des différents services de la commune. Il relève du régime institué par le dahir n° 1-58-008 du 4 Chaabane 1377 (24 Février 1958) .portant statut général de la fonction publique, ainsi que le statut particulier du personnel communal du 27 Septembre 1977.

    L’effectif du personnel est de 19 fonctionnaires dont certains exercent, le besoin de service l’exige, des taches supplémentaires (Service technique et gestion de personnel, administration générale et régie de dépenses….).

    Catégorie------------------------ Nombre------------- Fonction assurée

    - Administrateur adjoint -----------3--------------------- -Administration générale, régie
    - Rédacteur principal---------- ----3--- ------------------Etat civil, Régie,
    - Secrétaire principal---------------3------------------- - -Etat civil, légalisation, dactylographie
    - Secrétaire ------------------------- -2------------------- --Administration générale
    - Technicien, 1èr grade---------- 2---------------------Bureau technique, gestion du personnel
    - Agent public--------------------------4--------------------- Travaux d’entretien, chauffeur, maçon, collecteur
    -Agent de service principal ----- -1--------------------- Electricien
    -Agent de service--------------------- 1--------------------- Dactylographie

    Total--------------------------------------19------------------------------------------------------- ------------------------------------


    Gestion financière

    Le budget communal comporte une première partie qui décrit les opérations de fonctionnement et une seconde partie relative aux opérations d’équipement. Il peut en outre comporter un budget annexe et des comptes spéciaux.

    Le financement du budget est assuré à l’aide de ressources fiscales, du produits d’impôts ou parts d’impôts affectés par l’état, de droits et redevances divers. En effet, la liste des taxes à prélever par la Commune est arrêtée par la loi, et le nouveau régime de la fiscalité locale a été consacré par le dahir du 21 Novembre 1989, entré en vigueur le 01 janvier 1990.

    La nouvelle loi réglemente les modalités de détermination et de recouvrement des taxes communales, en matière des taxes non fixées d’office par la loi, le Conseil Communal est habilité à les déterminer par délibérations votées dans les conditions prévues par la Charte communale. Les ressources fiscales propres proviennent essentiellement des taxes : les droits perçus de l’état civil, de légalisation de signature et des certifications des copies conformes, les taxes sur débits de boissons, droits de fourrière, produits de l’exploitation des services des eaux, ainsi que les recettes imprévues et diverses.

    Partant de la gestion financière, les finances publiques de la Commune demeurent fragiles. Cette fragilité est due à la structure des recettes et des dépenses.

    S’agissant des recettes, on relève une insuffisance des ressources propres en particulier, et certains problèmes au niveau de recouvrement ; La rareté des ressources propres demeure un handicape pour couvrir les charges de la commune.

    Quant aux dépenses, la structure est marquée par la domination des dépenses de fonctionnement, en particulier celles du personnel, de matériel et d’entretien. En effet, les salaires des fonctionnaires et agents constituent la plus grande part des charges budgétaires, ils absorbent plus de 70% des crédits de fonctionnement ; ainsi que, les frais de fonctionnement du parc automobile, ces crédits ont trait aux opérations d’achat de carburant, pièces de rechange et d’assurance du voiture de service et du tracteur. Les charges résultantes de la consommation d’électricité concernant l’éclairage public et le siège administratif. D’autres crédits relatifs aux frais généraux de fonctionnement concernent :

    -Les frais généraux d’administration.

    -Les imprimés et fournitures de bureaux.

    -L’entretien du matériel et mobiliers de bureaux.

    -Les frais de réception et fêtes nationales.

    -Les frais de téléphones.

    Par ailleurs, à l’occasion de chaque préparation du budget communal, un ensemble de directives et d’orientations est édicté par des circulaires de la préparation du budgets des collectivités locales, et ce dans le but de rationalité et meilleure gestion des dépenses.


    La diversité des conditions naturelles et démographiques offre des possibilités très diversifiées à l’activité de l’homme et détermine l’espace locale et régional.


    1 – Milieu physique

    a- Relief

    La Commune Rurale de Mtarnagha est située sur un piémont qui marque le contact entre le riche bas-plateau du Saiss et le causse Moyen Atlasique.

    La topographie ondulée qui caractérise le milieu, dévale progressivement vers le Nord-est, et qui est fait de croupes et des cuvettes (Mtarnagha seflia, labhayer…).Le tout subissent l’incision de vallées, dont les versants prennent une allure subverticale (Sebou, Oued Mtarnagha). C’est ainsi que la superficie couverte par les collines atteint 550 ha. Dans le reste du territoire, les plateaux s’étalent sur une superficie de 11.530 ha.


    Les altitudes dépassent 1.000 mètres dans la localité connue sous le nom de’’ Dhar Sassi’’ à l’Est de Ain Charij, pour atteindre 413 mètres à l’extrême Nord-ouest de la Commune sur la rive droite de l’Oued Sebou. Ce dernier en longeant l’Ouest de la Commune, en constitue la limite naturelle.

    L’abondance des précipitations liées à l’altitude et le type de terrain accidenté donnent naissance à des zones de ravinements et de dénudation, qui sont engendrées par le ruissellement superficiel. Le décapage des sols et le groupement des profondes ravines sur un ensemble de versants.

    Quant à la pédologie du terrain de la commune, elle se caractérise par la dominance du calcaire massif et épais, occupant une superficie d’environ 2000ha, et présente localement des intercalations marneuses ou argileuses. Le sol de type Hamri est le plus dominant puisqu’il couvre une superficie de 2100 ha, ainsi que celui du type Tirs à une surface de 400ha, les deux types constituent des sols qui possèdent, de loin, la meilleure valeur agricole, que l’on retrouve dans les terres fertiles de Ghomra.

    b- Climat et hydrologie

    À l’instar des éléments du milieu naturel, l’hydrologie présente des aspects bien particuliers à l’intérieur de la commune et ceci, aussi bien pour les eaux superficielles que pour les eaux souterraines.

    En effet, les eaux superficielles sont accueillies par le bassin versant du Sebou.

    Le Sebou prend sa source dans le moyen Atlas. Cette chaîne abondamment arrosée, aux terrains perméables, forme un véritable château d’eau où s’alimentent les principaux fleuves du Maroc. Caractérisé par un débit modéré de 4700 l/s, il se modifie brusquement à l’époque des fortes précipitations, au point que les eaux montent pour atteindre un niveau de plus de 5,00 m, provocants des débordements dont quelques-uns sont catastrophiques. Un ensemble de ses affluents connaissent un écoulement saisonnier, notamment Oued Mtarnagha et Oued Guejdoul.

    Le barrage Allal El Fassi se situe dans le ressort territorial de la CR Bir Tam Tam, à l’Ouest de la forêt de Ghomra. Mais son étendu pénètre dans le térritoire de la CR Mtarnagha. Il a une retenue de 80 millions M3 et doté d’un tunnel de 17 Km qui alimente le barrage Driss 1er.

    S’agissant des eaux souterraines, elles font partie des domaines Atlasique, constitué pour une grande partie,de formations calcaires,très perméables,il renferme d’abondantes nappe aquifères qui assument d’ailleurs le rôle de réservoir régulateur dans l’alimentation des Oueds superficiels,des sources et des puits…

    Le creusement des puits permet l’alimentation en eau potable, ainsi que l’approvisionnement en eau nécessaire pour l’irrigation des terres agricoles.

    Quant au climat dominant est dans son ensemble un climat continental. Il est froid et humide en hiver, chaud et sec en été. Ainsi, il est caractérisé par une température minimale de 2°C, et maximale de 42°C.

    L’analyse des précipitations enregistrées montre que la valeur annuelle moyenne est estimée à 500mm.

    c – Végétation et faune

    La superficie boisée totale représente 25% de l’ensemble du territoire de la commune soit 3000ha, dont la partie importante est occupée par la forêt de Ghomra, qui représente une réserve de chasse, soit une superficie de 2500 ha, où le Genévrier et le pin d’Alep constituent les principales espèces forestiers dominants, ainsi que les sangliers, les cerfs, les lèvres et les perdrix, sont les gibiers les plus rencontrés.

    Outre que la réserve, la forêt de Karkoura située au douar Sraghna, s’étend sur 300 ha, récemment reboisée, dont la structure des essences montre la prédominance du pin d’Alep. Quant aux parcours,ils représentent 200 ha.


    + POPULATION


    a – Population et évolution démographique


    En 1994, la population de la CR Mtarnagha a été estimée à 6209 habitants, répartie dans 10 douars principaux, avec une densité moyenne de 52 hab/Km2

    En 2004, la population a été estimée à 5284 habitants, avec un nombre de 982 ménages. Et un taux d’accroissement naturel de -1,6%.

    Données de comparaison

    Milieu…..CR Mtarnagha….Province de sefrou...RégionF.B…National

    1994...Population……6.209…………..237.095……1.332.473……26.073.717…

    Ménages…….....997…………….42.621……..234.366……….4.444.271….

    2004...Population…..5.284……………259.577……..1.573.055……29.891.708…

    Ménages………982……………..52.498……….308.206……..5.665.264…

    Tx d’accroissement…-1.6%..........0.9%................1.8%...............1.4%.......

    Source : RGPH 1994-RGPH 2004


    Répartition des douars dans la CR Mtarnagha

    Nom du douar………………………………Agglomérations……………………………………� �……………………………………
    ..
    Kasba…………………………………………………Kasba, Mejnane…………………………………………………………..

    Sraghna………………………………Sraghna, Kantra Sébou, Ain Mechker, Karkoura…………………………………..

    Kraoucha……………………………………….Kraoucha, Graouna…………………………………………………………….

    Gaada……………………………………………… Gaada, Ouled Hmamouch………………………………………….

    Noualate……………………………………………………..Noualate…………………� ��……………………………………………………

    Njajra……………………………………………….Njajra, Mguerhen……………………………………………………………….

    Ouled Sehnoun……………………………….Ouled Sehnoun, OuledTayeb, Ouled Berrada……………………………..

    Ouled Amiér…………………………..Ouled Amiér, Biadat…………………………………………………………………….

    Mtarnagha Seflia…………………………..Mtarnagha Seflia, Sidi Youssef……………………………………………………..

    Ghomra………………..Coopérative Agricole, Skasek, Zaarour, Labhayr…………………………………………………


    b- Caractéristiques démographiques

    Au sein de la Commune, les hommes représentent 47,50% de la population . Par contre, le taux des femmes est estimé à 52,50 %.

    Si nous abordons la classe des âges, la pyramide des âges en 2004 fait valoir la prédominance d’une population jeune. Par conséquent, 28,00% de la population sont des jeunes de moins de 15 ans, et 58,70% sont en âge d’activité (15-59 ans). Les vieux, population de la troisième âge (60 ans et plus), représentent 13,30%.

    Groupes d’âges……………Masculins……………Féminin…………………Total……………… ………

    0-4 ans…………………………………266………………………………235……………� ��…………461………………………

    5-9 ans…………………………………233………………………………237……………� ��…………470………………………

    10-14 ans……………………………284………………………………264…………………� ��……548………………………

    15-19 ans……………………………291………………………………278…………………� ��……569………………………

    20-24 ans……………………………195………………………………247…………………� ��……442………………………

    25-29 ans……………………………176………………………………236…………………� ��……412………………………

    30-34 ans……………………………175………………………………207…………………� ��……283………………………

    35-39 ans……………………………159………………………………187…………………� ��……346………………………

    40-44 ans……………………………131………………………………188…………………� ��……319………………………

    45-49 ans……………………………123………………………………127…………………� ��……250………………………

    50-54 ans……………………………90…………………………………114………………� �………204………………………

    55-59 ans……………………………70…………………………………107………………� �………177………………………

    60-64 ans……………………………104………………………………111…………………� ��……215………………………

    65-69 ans…………………85…………………………79…………………………………… 164………………………………

    70-74 ans…………………68…………………………81…………………………………… 149………………………………

    75 ans et +……………102………………………74……………………………………176……� ��………………………

    Non déclaré……………0……………………………0…………………………………� �…0……………………………………

    Total……………………………2512……………………2772……………………… ………5284…………………………




    Quant à l’état matrimonial, le taux de la population mariée est estimé à 52,10 %. L’état célibat représente 40,10%, les hommes restent dominants 46,30% à cause du taux de chômage assez remarquable . Par conséquent, un retard de l’âge de mariage est enregistré chez le sexe masculin, où l’âge du premier mariage est au seuil de 34,10 ans, par contre, celui du sexe féminin est estimé à 27 ans.

    Taux et indices synthétiques de fécondité
    des femmes en âge de procréation

    Groupes d'âges Taux

    15-19 ans 28.8

    20-24 ans 109.3

    25-29 ans 148.3

    30-34 ans 111.1

    35-39 ans 53.5

    40-44 ans 31.9

    45-49 ans 31.5

    ISF 2.6



    Etat matrimonial de la population

    …………………Célibataire…………………Marié……..Divorcé……Veuf…….Age du 1er mariage
    ……….15-19……20-24…...25-29…..Enssemble………………………………….……… ………

    Masculin..99.70%.....95.90%.....79.50%......46.30%.....51.90%.......0.40%.........1.40%............. 34.10………

    Féminin...84.50%.....58.70%......41.10%......34.60%.....52.20%.......2.30%.........10.90%.......... .27.00………

    Ensemble...92.30%....41.10%.....57.50%.......40.10%......52.10%......1.40%..........6.50%........... .30.30…….


    La prédominance des tranches d’âges jeunes et adultes, détermine la présence d’un potentiel actif. La population active représente 35,80 % de la population totale. Les taux d’activité selon les sexes sont inégaux. Chez les femmes, il est fixé à 19,40 %, contrairement aux hommes, où le pourcentage des actifs est estimé à 53,80 %.

    Taux d'activité de la population
    selon le groupe quinquennal d'âge et le genre

    Groupes d’âges……………Masculins……………Féminin…………………Total……………… ………

    15-19 ans……………………………48.8………………………………45.7………………� �……47.3………………………

    20-24 ans……………………………79.5………………………………48.6………………� �……62.2………………………

    25-29 ans……………………………93.2………………………………36.9………………� �……60.9………………………

    30-34 ans……………………………94.9………………………………32.4………………� �……61………………………

    35-39 ans……………………………98.1………………………………25.1………………� �……58.7………………………

    40-44 ans……………………………93.9………………………………18.6………………� �……49.5………………………

    45-49 ans……………………………78.9………………………………17.3………………� �……47.6………………………

    50-54 ans……………………………73.3…………………………………9.6……………… ………37.7………………………

    55-59 ans……………………………84.3…………………………………6.5……………… ………37.3………………………

    60 ans et +………….…………60.7………………………………2.9………………………32.4 ………………………

    Total……………………………53.80……………………19.40……………………� ��………35.80……………………………

    •INFRASTRUCTURE

    L’amélioration des conditions de vie dans le monde rural nécessite une infrastructure de base : voirie, électricité, eau potable, services sociaux – économiques …qui permet de limiter l’exode rural vers les centres urbains, désenclaver les agglomérations isolées et intégrer les zones défavorisées dans les circuits économiques locales et régionales.
    L’état s’emploiera, dés lors, à renconcentrer son activité sur le développement social, la réalisation d’infrastructure dans les zones non attractives, l’approfondissement de la décentralisation par l’élargissement des compétences des collectivités locales, et la coordination des interventions des différents acteurs de la vie économique et sociale.

    I-Réseau routier et transport

    Au sein du territoire de la commune, on distingue trois catégories de voies de communications :

     Les routes régionales : représentés par la RR 504 qui relie la ville Sefrou à El Menzel à travers Douar Sraghna.

     Les routes Provinciales : On trouve la RP 5043 et qui relie Bir Tam Tam et Ribat El Kheir à travers Douar Ghomra, ainsi que la RP 5045 qui relie la RR 504 et la RP 5043 en traversant la Réserve de Ghomra.


    Ces deux catégories des routes sont prises en charge par l’état en ce qui concerne la construction et l’entretien, en effet, le financement des travaux est assuré par le budget général, et le suivi des attachements est effectué sous la tutelle des services compétents de la direction provinciale d’équipement.

     Les routes communales : les voies de communication, dont la construction et l’entretien sont à la charge de Commune, sont classées dans le réseau des routes communales. La réalisation des projets est assurée par les crédits inscrits au budget communal. En cas où l’importance du trafic de transit le justifie et lorsque les ressources propres sont insuffisantes pour la réalisation des pistes communales, les autorités de tutelles peuvent intervenir et financer ces projets par voie d’organismes (Fond de développement rural (FDR), Promotion nationale (PN)…) ;

    Les pistes carrossables au sein de la commune et qui revêtent une importance considérable sont les suivantes :

     La piste reliant la RR 504 à la RP 5045, à travers divers douars de la commune, sur une longueur de 3 Km, réalisée par le Fond de développement Rural (FDR).

     La piste reliant la RP 5043 à Ait Seghrouchen à travers Ghomra.

     La piste reliant la RR 504 au douar Kasba, sur une longueur de 5 Km. financée par le Fond de développement Rural (FDR) et la Promotion national PN.

     La piste reliant la RR 504 au douar Ouled Berrada, sur une longueur de 1 Km. Réalisée par les ressources propres de la Commune.

    Catégories………………………Désignations………………Situations………………

    Routes régionales………RR504……………Relie la ville de Sefrou à El
    Menzel à travers Douar Sraghna.
    ---------------------------------------------------------------------------------------------------- --------------------------------------
    Routes provinciales…RP5043…………Relie Bir Tam Tam et Ribat El
    Keir à trvers Douar Ghomra.
    RP5045…………Relie la RR504 et la RP5043 à
    travers la Résèrve de Ghomra.
    ---------------------------------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------
    Chemins Vicinaux +La piste reliant la RR504 à la

    RP5045 à travers divers douars
    de la commune, sur unr longueur
    de 3Km.
    +La piste reliant la RP5043 à
    Ait Seghrouchen à travers
    Ghomra.
    +La piste reliant la RR504 au
    douar Kasba, sur une longueur
    de 5Km.
    +La piste reliant la RR504 au
    douar Ouled Berrada, sur une
    longueur de 1 Km.
    --------------------------------------------------------------


    Il reste à signaler qu’un programme national de construction des routes rurales, sera mis en œuvre à compter de 2005, dont la réalisation sera étalée sur une période de 7 ans. Quant au financement des projets, il sera assuré dans le cadre de partenariat entre la Commune et l’état.

    Les voies de communication facilitent le transport en milieu rural, en particulier la commercialisation des produits agricoles et le transport scolaire, et ce dans le but de favoriser une meilleure circulation des personnes et des biens, ainsi que de concrétiser la notion de décentralisation en rapprochant l’administration aux administrés.

    Malgré les efforts déployés, l’entretien des pistes communales reste tributaire de la disponibilité des crédits budgétaires.


    1- Eau potable : Ressources et équipement

    En matière de l’eau, la demande globale croit à un rythme assez rapide, cela est dû à la croissance démographique, aux effets de l’urbanisme, et à l’amélioration du niveau de vie qu’aux impératifs économiques et sociales.

    En effet, pour faire face à cette demande croissante, il est indispensable de mettre en œuvre une stratégie globale s’appuyant sur l’équilibre entre l’exploitation des ressources hydrauliques et l’amélioration de l’approvisionnement de la population, tout en assurant la qualité et la quantité. En effet, l’insuffisance du service de l’eau potable constitue un frein à l’amélioration du niveau de vie. Les maladies d’origine hydraulique sont considérées des facteurs premiers influents sur la santé infantile ; ainsi, les enfants sont mobilisés pour assurer la corvée d’approvisionnement en eau.


    Ressources en eau

    Le territoire de la commune est riche en sources, tel que :Ain Kébir,Ain Njel,Ain Mechker,Ain Dfali…. En outre, le creusement des puits permet l’alimentation en eau potable.


    Ressources en eau

    Désignation--------------- Nombre--------------- Profondeur--------------Débit (m3/s)

    Oued----------------------------------------Oued Sebou--------------- ---------------------------5 à 20

    Puits------------------------------------------78------------------------variable------------------- variable

    Sources-------------------------------------10------------------------------------------------------ -0,1 à 0,3

    Nappes phréatiques--------------------------------------------------100 m---------------------7,8


    Adduction en eau potable

    L’approvisionnement en eau est assuré par les sources d’exhaure traditionnelles (sources, puits…), et une partie de la population du douar Kasba est desservie en eau à partir d’Ain Kébir, à l’aide d’un réseau de distribution, soit un nombre de 23 abonnés. Quant au douar Ghomra, l’adduction en eau est assurée par RADEEF-Fés, dont le nombre d’abonnés s’élève à 110.

    Ménages dont le logement n'est pas relié à un réseau public de distribution
    selon le mode d'approvisionnement en eau


    Approvisionnement en eau potable --------------------------------------%--------------


    Puits------------------------------------------------------------------------------------------39.2- ---------------

    Sources--------------------------------------------------------------------------------------35----- -----------

    Fontaines publiques --------------------------------------------------------------------21.9-----------------

    Autres------------------------------------------------------------------------------ ------------5.2-----------------

    Des projets sont mis en œuvre, dans le but de généraliser l’adduction en eau à l’aide d’un réseau. Par conséquent, un projet a été réalisé dans le cadre Programme PAGER, en partenariat entre la Commune, les usagers et la direction provinciale d’équipement –Sefrou. La contribution de l’état est à hauteur de 80% du coût global, la Commune s’est engagée à financer un pourcentage de 15%, et la population s’est chargée du 5%. Après l’achèvement des travaux, la gestion et l’entretien du réseau seront assurés par les usagers dans le cadre d’une association.

    Vu l’insuffisance des ressources de l’état, l’intervention de l’Union européenne a eu pour objet le financement d’un projet d’AEP, à hauteur de 80% du coût global du projet, dans le cadre du Programme MEDA. La contribution de la Commune est de 15%. La population assure 5%.

    Ledit projet vise à alimenter en eau, la population de 3 communes : CR Ouled Mkoudou, CU El Menzel et CR Mtarnagha. à partir d’un forage d’exploitation des eaux souterraines situées à Taghit (CR Ouled Mkoudou). Concernant la CR Mtarnagha, 11 agglomérations rurales seront alimentées au moyen de bornes fontaines, situées au sein des douars Ouled Amièr, Ouled Sehnoune, Njajra,Noualat, Gaada, Kraoucha, Sraghna et Mtarnagha Seflia. La réalisation et la gestion du réseau sont assurés par ONEP, qui monopolise la réalisation des travaux d’AEP en monde rural, à compter du 2004
    .
    Il reste à signaler que le financement du projet d’AEP des agglomérations Ouled Hmamouch, Ain Machker et Masdoura a été pris en charge par la Région de Fés-Boulemane, à hauteur de 100% du coût global. De son coté, ONEP assure la réalisation et la gestion du réseau.

    Projets d’adduction en eau potable


    Nature du projet------------------------- Agglomérations bénéficiaires-------------------------------Coût global (Dhs)-----------[

    AEP Douar Kasba Programme PAGER------------------Kasba , Mejnane----------------------------------------------944.066,00


    AEP 11 agglomérations Programme MEDA----- Njajra , Ouled Sehnoune ,Ouled Tayb , Ouled Berrasa , Ouled Amièr ,

    Sraghna , Kraoucha, Gaada ,Mtarnagha seflia , Sidi Youssef .-------------------------------------------------------3.900.000,00

    AEP------------ Ouled Hmamouch,Ain Machkar,Masdoura-Ouled Hmamouch , Ain Machkar , Masdoura-------225.000,00




    III – Energie électrique

    Diverses agglomérations ont été électrifiées en 1980, dans le cadre du Programme national d’électrification rurale (PNER), au sein des douars suivants : Kasba, Kraoucha, Gaada, Noualate, Njajra avec une couverture quasi-totale , ainsi que douars Sraghna, Ouled Amier, Ouled Sehnoune et Mtarnagha Seflia dont la couverture reste partielle.
    Un Programme d’électrification rurale globale PERG est mis en œuvre. dont le financement est assuré de la manière suivante :

     L’ONE finance 55% du coût d’électrification.

     La commune participe au financement à hauteur de 20% du coût global

     Les foyers bénéficiaires couvrent 25% du coût total.

    L’agglomération Biadate a été électrifiée dans le cadre du PERG II, Quant au douar Ghomra ,il a été couverte par le réseau d’électricité en 2004, dans le cadre du PERG IV – 1ére phase. le reste des agglomérations non électrifiées, est programmé dans le cadre du PERG IV – 2ème phase complémentaire.


    Programme d’électrification---------Agglomérations--------------------------------Nombre de foyers----convention

    PNER- 1980------------------------ Njajra, Ouled Sehnoune, Ouled Amièr-----------------------------109
    ------------------------------------------- Mtarnagha seflia----------------------------------------------------------40
    --------------------------------------------Sraghna , Kraoucha----------------------------------------------------141
    --------------------------------------------Gaada,Ouled Hmamouch---------------------------------------------79
    --------------------------------------------Mejnane------------------------------------------------- ------------------125
    --------------------------------------------Kasba--------------------------------------------------- -------------------146

    PERG II - 1999--------------------------Biadate--------------------------------------------------------------- -----43--------n° 1248 du 28/10/1998

    PERG IV- --- 1ère phase------------ Labhayr, Zaarour, Coopérative, Ghomra, Coopérative Yazghiya, Skasek 134
    n° 5190 du 29/04/2003
    PERGIV- 2ère phase complémentaire Ouled Berrada,Ouled Tayeb, Masdoura, Kantra Sebou, KasbaSebou, Ain Machker , Bab Sraghna ,Laboyer . 193 n° 7179 du20/05/05 - en cours de réalisation
    PERG Sidi youssef 59 Programmé
    Situation : 31/05/06



    Environnement et urbanisme


    1-Espace vert

    A l’exception des forets de Ghomra et Karkoura , aucun espace vert au sein de la Commune n’a pas été créé ; les zones prévues par le plan d’aménagement n’ont pas eu lieu.

    2-Assainissement solide et Moyens d’évacuation des déchets solides

    Quant aux déchets solides, les margines produites par les Maasras, au sein des différentes agglomérations, sont rejetés d’une manière aléatoire. En absence de décharge collective, le dépôt s’effectue souvent au sein des douars, parfois non loin des points d’eau, ce qui crée des nuisances à la qualité de l’eau.

    En outre, le fumier animal est collecté aux prés des étables, avant d’être transporté pour être utilisé comme engrais organiques destinés à la fertilisation des terres agricoles. La durée de dépôt varie selon le besoin ; par conséquent, les conséquences sont néfastes envers la santé de la population, où la parution des insectes demeure inévitable.

    Par ailleurs, le développement du mode de vie a provoqué l’introduction de nouveaux produits (plastiques noirs, bouteilles en plastiques….), qui constituent des déchets solides, dont l’élimination demeure impossible en absence de collecte par la commune.

    3-Réseau d’assainissement liquide

    Les agglomérations rurales ne disposent d’aucun réseau d’assainissement ; et les projets d’AEP auront des conséquences sur la quantité des eaux déversées par la population. Par conséquent, en absence d’infrastructure, les eaux ménagères seront directement évacuées. Les fosses septiques, en leur rareté, ne desservent que partiellement les eaux usées, ce qui provoquerait des maladies.


    Ménages selon le réseau d'évacuation des eaux usées

    Mode d'évacuation -----------------------------------------------%

    Réseau public ---------------------------------------------------------0.6

    Fosse sceptique------------------------------------------ -----------56.2

    Puits perdu---------------------------------------------------------------5

    Autre mode d'évacuation--------------------------------------------38.1

    Total----------------------------------------------------------------------100


    4-Situation d’urbanisme et mouvement des constructions

    En milieu rural, l’habitat reflète des dimensions sociologiques et économiques au sein de la commune. L’habitat regroupé de type rural reste le plus dominant à travers le territoire communal, il est caractérisé par une hétérogénéité remarquable, par conséquent des tentatives d’organisation ont eu lieu par l’établissement du plan d’aménagement
    .
    a) Type d’habitat regroupé dominant

    L’analyse de la typologie de l’habitat existant, au sein de la commune, montre que , à l’exception du douar Ghomra , l’habitat regroupé reste le plus dominant à travers le territoire de la commune. Ce type a pour effet de réduire les frais d’équipements à réaliser en matière d’infrastructure de base : électricité, Eau, télécommunication… Ainsi, il devient aisé de proposer un aspect architectural harmonieux, compatible avec les spécificités régionales et les matériaux locaux disponibles. Par conséquent, l’utilisation du béton armé reste assez répandue dans l’édification des constructions, en outre la construction en pisé demeure non négligeable ; d’autres utilisent les deux sortes matériaux. La majorité des habitations sont constituées d’un rez-de-chaussée, un habitat construit sur une parcelle sur laquelle sont construites des bâtiments annexes indispensables à l’exploitation agricole. Quant aux propriétaires, ils représentent 89,80% de l’ensemble des exploitants.


    Répartition des ménages selon le type de logement occupé et les pièces habitées

    Type de logement---------------------------------------------------------------------------%------------ ---------------

    Villa, niveau de villa ------------------------------------------------------------------------------0.3------------------- -------------

    Appartement----------------------------------------------------------------------------------------- 0----------------------------------

    Maison marocaine traditionnelle -------------------------------------------------------------12.8-------------------------------
    Maison marocaine moderne ------------------------------------------------------------------40.2------------------------------ --

    Maison sommaire ou bidonville ----------------------------------------------------------------4.3--------------------------------

    Habitation de type rural--------------------------------------------------------------------------- 41.3---------------------------------

    Autres---------------------------------------------------------------------------------------------- -----0.9-------------------------------------

    Total----------------------------------------------------------------------------------------------- ------100-----------------------------------------


    Nombre de pièces --------------------------------------------------------------------------------%------------------- ------------------------

    1 pièce---------------------------------------------------------------------------------------------- ------7.6----------------------------------------------

    2 pièces--------------------------------------------------------------------------------------------- ----17------------------------------------------------

    3 pièces--------------------------------------------------------------------------------------------- ---28.3-------------------------------------------------

    4 pièces--------------------------------------------------------------------------------------------- ---28---------------------------------------------------

    5 pièces--------------------------------------------------------------------------------------------- ---11.6----------------------------------------------------

    6 pièces--------------------------------------------------------------------------------------------- -----3.6---------------------------------------------------

    7 pièces--------------------------------------------------------------------------------------------- ------1.2-------------------------------------------------

    8 pièces--------------------------------------------------------------------------------------------- ------2.1---------------------------------------------------

    Non déclaré------------------------------------------------------------------------------------------- ---0.4-----------------------------------------------------

    Total-------------------------------------------------------------------------------------------- -------------100--------------------------------------------------





    Répartition des ménages selon l'ancienneté du logement

    Age du logement --------------------------------------------------------------------------------------------%------- -----------------------------------

    Moins de 10 ans ------------------------------------------------------------------------------------------------10.9 -------------------------------------------

    De 10 à moins 20 ans-----------------------------------------------------------------------------------------25.6---- --------------------------------------

    De 20 moins 50 ans-------------------------------------------------------------------------------------------36.3-- -----------------------------------------

    Plus de 50 ans------------------------------------------------------------------------------------------------- --27.2---------------------------------------

    Total-------------------------------------------------------------------------------------------- ---------------------100--------------------------------------------


    Répartition des ménages selon le statut d'occupation de leur logement

    Statut d'occupation---------------------------------------------------------------------------------------- %-------------------------------------------

    Propriètaire ou copropriétaire----------------------------------------------------------------------------89.8----- -----------------------------------------

    Accédant à la propriété---------------------------------------------------------------------------------------0. 2----------------------------------------------

    Locataire------------------------------------------------------------------------------------------- ---------------0.4------------------------------------------

    Logement de fonction-----------------------------------------------------------------------------------------0.5 -----------------------------------------

    Logé gratuitement---------------------------------------------------------------------------------------- ------8-------------------------------------------

    Autres---------------------------------------------------------------------------------------------- ----------------0.5------------------------------------------

    Non déclaré------------------------------------------------------------------------------------------- -----------0.4----------------------------------------

    Total-------------------------------------------------------------------------------------------- -------------------100------------------------------------------


    Ménages selon les équipements de base de leur logement

    Element de confort dans le logement----------------------------------------------------------------%--------------------------- ----------

    Cuisine--------------------------------------------------------------------------------------------- ---------------84.7---------------------------------

    W.C------------------------------------------------------------------------------------------------- -----------------58.1----------------------------------

    Bain moderne ou douche--------------------------------------------------------------------------------------4.5----- -----------------------------

    Bain local----------------------------------------------------------------------------------------------- ------------17.8-----------------------------------

    Eau courante-------------------------------------------------------------------------------------------- ----------13.5-----------------------------------

    Electricité---------------------------------------------------------------------------------------- --------------------60.7-----------------------------------




    Source : RGPH 2004


    b) Tentatives d’organisation : Plan d’aménagement

    ‘’ Le projet de plan d’aménagement est établi à l’initiative de l’administration avec la participation des collectivités locales et approuvé dans les formes et conditions fixées par un décret réglementaire. ‘’

    La zone couverte par le plan d’aménagement recoupe 2 douars : Sraghna et Kraoucha, située à 3 Km d’El Menzel, parallèlement à la RR 504, reliant El Menzel à Sefrou.Le plan d’aménagement a pour objet de définir les éléments nécessaires à l’organisation de l’espace couvert : Affectation des différentes zones suivant l’usage principal (Habitat…), zone non aedificandi, limites de la voirie, limites des espaces verts, Emplacements réservés aux équipements publics, règles applicables à la construction, les périmètres des secteurs à restructurer…etc.

    Par conséquent, malgré les options prévues par le document d’urbanisme, il se trouve face à des contraintes diverses :

    -La topographie du site d’aménagement est très accidentée et limite les options d’aménagement. De plus, la seule assiette du terrain relativement plat qui longe la RR54 et relie la ville de Sefrou à celle d’El Menzel, présente un sol fertile, favorable à l’agriculture.

    -L’habitat existant est réparti de manière anarchique donnant naissance à des petites agglomérations non structurées et sous équipées.

    -Les équipements publics existants sont éloignés des habitations et ne répondent pas aux besoins actuels de la population.

    Type d’occupation----------------------------------------Superficies (HA)-------------------------Taux (%)--------------------

    - Habitat------------------------------------------------------------37,10---------------------------- ---------54,00-------------------------------

    - Equipement public---------------------------------------------4,80----------------------------------------7,00- -----------------------------

    - Voirie et parking--------------------------------------------------8,50--------------------------------------- --12,37-------------------------

    - Zone rurale--------------------------------------------------------16,00--------------------------------- -------23,28----------------------

    - Espace vert---------------------------------------------------------0,20----------------------------------- -------0,29-----------------------

    - Zone non aedificandu-------------------------------------------2,10------------------------------------------ -3,06-------------------------

    Total--------------------------------------------------------------------68,70------------------- ----------------------100------------------------------

    Source : Rapport justificatif du plan



    L’activité économique est dominée par le secteur agricole, où les facteurs humains et naturels (climat, sols, ressources en eau…) sont déterminants dans le développement du secteur primaire.

    Quant à La commercialisation des produits agricoles, elle s’effectue aux points de vente locaux et régionaux.En outre de ces activités, l’artisanat rural emploie une partie non négligeable de la population, notamment les femmes.

    I- Agriculture

    Parmi les 5284 habitants de la Commune Rurale de Mtarnagha, les exploitants indépendants forment la majorité.
    En outre, la superficie agricole utile est assez importante, et le statut juridique montre qu’elle est dominée par le ‘’Melk ‘’, Cela représente un atout pour une production variée.

    A) statut foncier

    Selon le recensement général agricole 1996, la superficie agricole utile occupe 3668 Ha, soit 3,05 % de la superficie totale de la Commune, dont 47 Ha sont irrigués.

    Le statut juridique des terres montre que la Commune dispose des terres Melk, Collectifs, Habous et domaniales. Se sont les terres Melk qui prédominent avec une superficie qui s’élève à 2523 Ha. Par contre, les terres collectifs, Habous et domaniales sont faiblement représentés.


    Statut juridique des terres

    Statut-------------------------Melk----------------collectif---------------Habous---------------D omanial---------

    Superficie (Ha)------------------2523-----------------136-------------------73-------------------------972----- ----------


    La taille des terres montre une grande inégalité. En effet, les parcelles de moins de 5 Ha restent les plus dominantes : elles représentent 54 % de la totalité des terres arables ; et elles sont exploitées suivant des techniques traditionnelles.

    Taille-----------------------Nombre------------------------------------------------------Superfic ie------------------------------
    --------------------------------Irrigué---------------Bour-------------Irrigué----------------- --Bour-------------------------------------
    ---------------------------------------------------------------------------------------------------- -----------------------------------------
    Moins de 5 Ha---------------20--------------409--------------40---------------------------1984----------------- --------------

    5-10 Ha ---------------------5---------------34----------------07----------------------------315--------- -----------------------

    10-20 Ha ----------------------------------------7-----------------------------------------------105------ -------------------------

    20-50 Ha--------------------------------------------2------------------------------------------------84--- -----------------------------

    50-100 Ha ------------------------------------------------------------------------------------------------- ------------------------------

    Plus de 100Ha--------------------------------------2----------------------------------------------1133------ --------------------------

    Total-------------------------------25-----------------454------------------47------------------- ---3621---------------------------

    C’est une structure micro-fonciaire très poussée, vu l’extrême morcellement (environ 3350 parcelles), issu notamment des partages succursales. En effet, l’exploitation directe touche une partie des propriétés, les petites en particulier. Quant au bail de nature, il représente 28,90% de la superficie agricole utile.

    Mode de faire valoir de SAU

    Direct ou assimile (HA)---------------------Location (HA)---------------Bail en nature (HA)---------------------------Total (HA)---

    229 -----------------------------------------------317------------------------------1060---------------- ----------------------- 3668--------

    Production agricole

    Les données agricoles (RGA 1996) affirment que la production agricole reste dominée par les céréales en premier degré ; quant à l’arboriculture, les oliviers occupent une partie assez importante.

    Ce qui concerne l’élevage, il représente une activité complémentaire. En revanche, d’autres activités occupent une place secondaire tel que le maraîchage…

    a) Les céréales

    Considérées comme des cultures annuelles, les céréales couvrent une superficie totale estimée à 2300 Ha. La production est diversifiée et comprend le blé dur, le blé tendre et l’orge. Ces produits sont issus de la nécessité et de l’héritage beaucoup plus qu’une vocation.

    En outre de la fertilité des terres, notamment situées à Ghomra ; l’abondance des précipitations représente un autre atout pour la culture des céréales, mais le rendement reste lié aux conditions climatiques et à la régularité des précipitations dont obéit le calendrier agricole : les mois d’octobre et novembre représentent la période du semis ; quant à l’opération de la récolte, elle se déroule en mai et en juin.

    Il y a à signaler que ces cultures obéissent au cycle de la rotation des cultures, entant que technique qui vise le repos des terres agricoles et évite l’appauvrissement du sol. En outre,les fellahs utilisent fréquemment les engrais organiques pour fertiliser les terres, ce qui concerne,les semences, on peut citer certaines espèces sélectionnées et fournis par l’état moyennant le centre des travaux agricole CTA d’El Menzel : à savoir Karim ,Sbou….

    En outre, la production des céréales reste liée aux conditions climatiques ainsi qu’aux maladies qui touchent notamment le blé, en particulier la rouille noir liée à des champignons parasites. L’intervention humaine reste modeste pour réduire les effets néfastes, et améliorer le rendement et la qualité, par des moyens de lutte physiques et chimiques.

    b- Cultures légumineuses

    Parallèlement aux céréales, d’autres cultures annuelles sont introduites, il s’agit des légumineuses où les fèves restent les plus dominantes, avec une superficie estimée à 800Ha, ainsi que les lentilles, le poids chiche et les petit poids. En outre que leur rôle important dans l’alimentation, le semis des légumineuses représente un intérêt dans la fertilisation des terres, par conséquent, leur culture est pratiquée en alternance avec les céréales.

    c –Fourragères

    La culture des fourragères est destinée à l’alimentation du cheptel, vu sa richesse en éléments nutritifs.

    Production des fourragères

    Produits-------------------------Superficie (HA)-----------------Rendement Moyen (Qx/Ha)-----------------Production (Qx)---

    Avoine---------------------------------200,00--------------------------------120,00----------------- -------------------24.000,00-------

    Féverole--------------------------------60,00---------------------------------10,00---------------- -----------------------600,00-------

    Orge fourragère---------------------160,00--------------------------------300,00------------------------ ------------48.000,00-----

    Orobe------------------------------------30,00---------------------------------- 6,00------------------------------------180,00-----------


    Production des céréales et de la légumineuse


    Produits------------------------Superficie (HA)-----------------Rendement Moyen (Qx/Ha)--------------------Production (Qx)----

    Blé dur------------------------------1300----------------------------------------12,50------------------ ---------------------16.250--------------

    Blé tendre--------------------------1800----------------------------------------14,50------------------- ---------------------26.100------------

    Orge-----------------------------------800----------------------------------------13,00------------- ---------------------------10.400--------------

    Poids chiche------------------------100-----------------------------------------05------------------------ -------------------500------------------

    Fèves----------------------------------800-----------------------------------------07-------------- ---------------------------5600----------------

    Lentilles-------------------------------100-----------------------------------------03-------------- -----------------------------300---------------

    Petits poids-----------------------------20----------------------------------------40---------------------- ----------------------800---------------



    A SUIVRE……………


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