• Voici ce que dit Léon l'Africain (1498 - 1546) à propos de notre Aïn Sbou, dans sa "Description de l'Afrique":

     

    Y a [dans cette montagne] une fontaine d'eau si vive et grosse, qui jette par si grande impétuosité que je l'ai vue rejeter une pierre du poids de cent livres qu'on avoit ruée au droit de la source de l'eau, qui donne commencement au fleuve Subu...

     

    http://books.google.com/books?id=9TAQAAAAYAAJ&pg=PA560&lpg=PA560&dq=montagne+s%C3%A9lelgo&source=bl&ots=2ScmQrI-rm&sig=Gp7440OOdNDIpGFk7T7i3kd2Noo&hl=fr&ei=IU_yTeWZGo-x8QOYuJ2mBA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CC8Q6AEwAg#v=onepage&q=montagne%20s%C3%A9lelgo&f=false


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    Notre ami Toumi10, en exil à l'étranger, a transplanté un pied de figuier des Touama dans son jardin d'ailleurs.

    Voici ce que cela donne:

     

     
     
    Toumi10 nous invite à déguster ses confitures lors de notre prochain passage dans sa région d'adoption.
    Nous n'y manquerons pas!
    A bientôt, cher Toumi, et, surtout, ne mange pas tout!

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  • Affluence massive du public au 90è Festival des Cerises
    Écrit par Map.ma    Lundi, 21 Juin 2010 11:20    PDF Imprimer Envoyer

    Le 90ème Festival des cerises de Sefrou qui s'est achevé dimanche soir avec un défilé de la Miss cerisette et ses dauphines, a enregistré durant quatre jours (17-20 juin) une affluence massive du public.


    Selon les organisateurs, des milliers de visiteurs nationaux et étrangers ont apprécié les moments forts de ce "plus vieux" festival du Royaume qui a pu renaître de ses cendres, grâce aux efforts inlassables de différentes potentialités de la province de Sefrou.

    Le festival vise entre autres à promouvoir le développement de Sefrou, forte d'une image reconstruite et d'une renommée reconquise, notamment après de gros travaux de réaménagement de son espace urbain, de ses structures d'accueil et de ses sites écologiques.

    Des groupes folkloriques originaires des contrées montagneuses de la région, ainsi que des artistes connus sur la scène artistique nationale ont contribué à la promotion et la réussite de ce Festival qui, selon ses initiateurs, sera déclaré "Patrimoine culturel immatériel".

    Le Festival initié par le conseil municipal en collaboration avec les associations locales "Event" et "Hab Lmlouk", a offert, en outre, des animations quotidiennes à caractère artistique, culturel et sportif.

    Le Festival, qui fait partie d'un patrimoine local transmis depuis trois générations, favorise, entre autres, une interaction des habitants de la ville de Sefrou avec leur milieu naturel représenté par le cerisier.

    La cérémonie de clôture de cet événement a été rehaussée par un hommage rendu aux agriculteurs, aux artisans et à certaines potentialités de la province ayant contribué à la réussite de cette 90-ème édition.

    Pour les organisateurs, la fête des cerises ou moussem "Hab Lmlouk" n'est pas seulement une activité culturelle ou artistique mais c'est une occasion pour exposer et vendre les différentes sortes de cerises cultivées dans l'oasis de la petite ville de Sefrou (28 km au sud-est de Fès) et ses environs.

     

    Photos de Sandawi: la fantasia 2010

     

     
     
    Le Festival des cerises, patrimoine de l’Unesco?
    Écrit par Leconomiste.com    Mardi, 22 Juin 2010 14:47    PDF Imprimer Envoyer

    Vendredi, se déroulait la prestigieuse élection de Miss cerisette 2010 qui a vu la victoire de Loubna El Bekri de Marrakech. La «reine des cerises» a 25 ans et est licenciée en littérature anglaise. Elle est aussi mannequin depuis plus de 3 ans.


    «Je suis assistante de direction dans une fiduciaire de la ville ocre… je pose pour des magazines marocains et je défile pour de grands stylites tels Albert Oiknine, Zahra Yaagoubi, Frédéric Barc Maya et des marques étrangères de prêt-à-porter comme Entonnel, Maxan Jean…», déclare-t-elle à L’Economiste. Ses deux dauphines sont Sara Behhar de Rabat et Bouchra Eddou de Casablanca. La première est responsable de communication dans une entreprise de la capitale. La deuxième est journaliste. Le jury a également désigné Jihane Ismaili de Meknès pour le titre de la «mariée berbère» et Nour El Houda Bourja de Sefrou pour le titre de la «mariée marocaine».
    Jeudi dernier, après un défilé de plus de 4 heures, 10 candidates ont été sélectionnés. Finalement, seules cinq ont été retenues.
    Loubna El Bekri a fait honneur à la ville ocre. La jeune Marrakechie a séduit l’assistance. Elle aime l’aventure, croit en sa chance et sa réussite et rêve d’être une star. Comme elle, Bouchra Eddou (27 ans) a séduit le jury. De son côté, Sara Behhar (24 ans) a tenté de convaincre ce dernier avec une apparence asiatique. Elle se confondait aux Chinois, quand elle travaillait au pays de Mao. La Sefriouie Nour El Houda Bourja (20 ans), jeune enseignante, croyait, elle aussi, en ses chances. Pour Jihane Ismaili (20 ans) qui suit des études pour devenir ingénieur, la participation à cette fête n’est pas une fin en soi.
    En tout cas, c’est le jury qui a eu le dernier mot en choisissant El Bekri. Cette dernière a réussi bien son défilé vendredi et samedi devant un parterre de ministres en les personnes de Mohamed Naciri, Khalid Naciri, Yassir Znagui, Mohand Laenser, Abdesslam El Mesbahi, Mohamed Saâd Alami et Abdellatif Maâzouz. A la tête du Conseil municipal de Sefrou depuis un an, ce dernier a réussi une véritable métamorphose pour sa ville d’origine.
    Maintenant, Sefrou ambitionne d’inscrire son «Festival des cerises» sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Pour cela, un comité local appuyé et orienté par le ministère de la Culture se penche sur l’élaboration d’un dossier considérant la fête des cerises comme le plus ancien festival populaire du Maroc. Mieux encore, la ville a fait appel aux Miss cerisettes de 1965, 1967, 1994, et 2007… pour perpétuer la tradition. Un film sur le déroulement du festival est en cours de préparation. Il sera déposé avec le dossier de candidature à l’Unesco en août prochain.

    Youness SAAD ALAMI

     

    Sefrou à l'heure de son 90-ème Festival des cerises
    Écrit par Map.ma    Vendredi, 18 Juin 2010 11:27    PDF Imprimer Envoyer

    Le 90-ème Festival des cerises, organisé du 17 au 20 juin à Sefrou, s'est ouvert jeudi soir avec une retraite aux flambeaux et un concert musical animé par les troupes populaires connues sur la scène artistique nationale.
    Les principales artères de la petite ville de Sefrou étaient ainsi bondées de spectateurs locaux et des touristes nationaux et étrangers venus suivre la retraite aux flambeaux, avant d'écouter et détecter, lors d'une soirée musicale, des florilèges des plus beaux chants des artistes populaires marocains.

    Initié par le conseil municipal de Sefrou en collaboration avec les associations locales "Event" et "Hab Lmlouk", ce Festival sera également marqué ce vendredi par le couronnement de Miss cerisette de l'année qui représente le moment fort de cet événement.

    Pour Sefrou, forte d'une image reconstruite et d'une renommée reconquise après de grands travaux de réaménagement de son espace urbain, de ses structures d'accueil et de ses sites écologiques, toutes les conditions sont réunies pour "l'inscription du festival des cerises sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO".

    Selon le président du conseil municipal, M. Abdellatif Maâzouz, la préparation du dossier de candidature du festival des cerises de Sefrou s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO que le Maroc a ratifiée en 2006.

    Le Festival de Sefrou présente beaucoup de spécificités pour devenir "un patrimoine culturel immatériel", a tenu à préciser M. Maâzouz, relevant que cet évènement national, en raison de son ancienneté, est enraciné en tant que "doyen des festivals" au Maroc.

    Outre des activités à caractère artistique et sportif, ce festival de trois jours sera aussi l'occasion pour d'éminents chercheurs et universitaires de jeter la lumière, à travers l'organisation de conférences et de tables rondes, sur l'histoire du cerisier et ses vertus.


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  • Abdelhak SERHANE au « Carrefour des Livres » : L’eternel révolté

     

    Ajouté le 28 Octobre 2009 par aithnitchhs
    (Id: 2839)

     

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    Écrire un article ou écrire un roman, écrire un point c’est tout. Ce soir je prends le train, partir assister à la signature du dernier roman d’Abdelhak SERHANE au carrefour des livres : « L’homme qui descend des montagnes » des éditions Le Seuil.

    Ces derniers jours, depuis que la Station touristique « Mazagan Beach Resort » a ouvert ses portes à l’entrée d’El Jadida, le Train de et en provenance de Casablanca a subi une métamorphose salutaire. Le tacot d’hier a cédé la place à un « TANGI FASS » multicolore italien, un corps métallique de six wagons, à étage s’il vous plait, drapés d’un costume d’orange et de gris, au sifflement strident. Je m’imagine, débarquant du douar LAGHNADRA, avec une triple « JELLABA » sur des épaules extra larges, poussiéreuses et un cul terreux, et que vois-je ? Rêve-je ou vive-je ? Je me présente TARIK BEN ABDELKADER BEN MOHAMMED, j’ai en face de moi un train, non ! une soucoupe volante, peut être !!? D’orange et de gris, à peine suis-je monté que je découvre un espace couvert de lumières et de blancheur, un mur flambant neuf, luisant et propre. J’atterris de ma campagne d’à côté et escalade un escalier qui mène droit vers une salle suspendue, je m’assois en gentleman poli, heureux, rieur et hilare. À mes côtés, une belle marrakchiya, la trentaine, qui me dévisage de haut en bas, une prof de gestion dit-elle ! Quelle classe et quelle différence entre ces gazelles des temps modernes et ces messieurs, et nous autres les habitants de cette terre Doukkalie, à l’avenir incertain, après que le poumon de la ville d’El Jadida ait été meurtri, saccagé, anéanti par les nouveaux arrivants ??

    Le voyage dura une heure vingt minutes, entre le désert du moment et l’oasis de Casablanca. Arrivé au centre de Maârif, je traverse la place de la Mosquée au moment de la sainte prière, les paroles douçoureuses du jeune imam raisonnent encore dans ma tête, fracassée par le vacarme ambiant. Allah est grand, présent à tout moment de la journée, la culture elle, attendra son heure. Je prie et m’en va, la paix dans l’âme.

    A l’entrée de la Librairie « Au carrefour des Livres », je reconnais d’entrée, les yeux grands ouverts du célèbre invité, Abdelhak SERHANE. L’écrivain est là, en chair et en os, qui a choisi de s’expatrier au Canada, après s’être éreinté la plume, à force de dénonciations et de cris d’alarme. La petite salle de la librairie rayonne, Mme BELARBI est assise à côté de l’auteur de MESSAOUDA, en témoignage du bon vieux temps, égrenant les souvenirs des années fastes, quand l’écriture était un combat pour la survie de l’esprit. Et SERHANE qui s’y met, nous racontant les méandres d’une vie passée dans la lutte acharnée contre le dictat du père, contre une société sans pitié pour les faibles et les petits. J’entends encore les bribes de son discours sincère et généreux :

    - « On était devenus très proches avec ma mère… on s’était réconciliés avant sa mort…J’écris tout le temps...J’ai arrêté de publier…me suis retiré dans une bulle pour me protéger des journalistes, des lecteurs…et arriver à écrire autre chose, il y a un regard nouveau, j’ai gagné en maturité… pour ne pas accéder à la mort de l’écriture… »

    L’auteur de « MESSAOUDA » est né en 1950 à Séfrou. Jeune, il s’essaie à une carrière d’officier dans une académie militaire et finit par s’insurger contre les pratiques inhumaines qui y règnent. Ensuite il va intégrer le noble métier d’enseignant à l’Université IBN TOFAYLE à Kenitra, obtient un doctorat en psychologie en 1989 et un deuxième en littérature en 1997. Ses écrits sont caractérisés par la violence des images sociétales y contenues, un verbe acerbe qui analyse et dénonce l’hypocrisie d’une société exploitée et méprisée à bloc…

    Merci l’artiste, les retrouvailles sont toujours un moment de bonheur intense pour nous autres rescapés de cette terre exsangue. Continues à écrire, ton combat sera un jour jugé, authentifié et reconnu, par le Tribunal de l’Histoire.

    Bibliographie :

    * Romans & Essais:

    Messaouda (Le Seuil) 1983 - Prix littéraire des Radios libres
    Les enfants des rues étroites (Le Seuil) 1986 -
    Le Soleil des obscurs (Le Seuil) 1992 – Prix français du Monde Arabe
    Les Prolétaires de la haine (Publisud) 1995
    Le Deuil des chiens (Le Seuil) 1998 – Prix de l’Afrique méditerranéenne
    L’amour circoncis (Eddif) 1995
    Le Massacre de la tribu (Eddif) 1997
    Les temps noirs (Le Seuil) 2002
    L’homme qui descend des montagnes (Le Seuil) 2009

    * Poésie :

    L’Ivre poème (Al Kalam Rabat) 1989
    La Nuit du Secret (Atelier des Grames) 1992
    Chant d’ortie (l’Harmattan) 1993
    Le Silence est déjà trop tard (Paris Méditerrané) 2000
    Les Dunes paradoxales (Paris Méditerrané) 2001

    * Nouvelles :

    "Le Vélo" Montréal: XYZ, 1991. Repris dans Anthologie de la nouvelle maghrébine, Casablanca: Eddif, 1996.
    "J'écris pour le soleil" Actes du Colloque de Montpellier, 1985.
    " Les mots de la douleur" Oualili. Meknès, 1986.
    "La Femme : un destin périmé". Lamalif. Casablanca, 1986.
    "L'Artisan du rêve". Visions du Maghreb. Montpellier: Edisud, 1987.
    "Le Corps texte". Horizons maghrébins. Toulouse, 1987.
    "Un Pays aux couleurs de son temps". Librement. Casablanca, 1988.
    "Le Destin des pierres". Autrement. Paris: 1990.

     

    Auteur : Tarik BOUBIYA

    Eljadida.com

     


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