Un jour, dans les années 70, j'étais assis avec mes amis Menzli devant la boutique de Faqir Djellali, et je faisais face au "boulevard" d'El Menzel.
Deux amis inséparables sont apparus, se dirigeant vers nous. D'habitude ils marchaient en se donnant la main. Ce jour-là ils étaient l'un derrière l'autre. Le premier était petit et maigre, appelons-le Hamid. Derrière lui, l'autre était gros et grand, nommons-le Omar.
Un ami qui prenait le thé, là, avec moi, tout à coup s'est exclamé:
"Chouf, Hamid et Omar, aujourd'hui, sont comme un tracteur!"
Nous avons tous éclaté de rire: en effet, les deux inséparables ressemblaient à un tracteur descendant le boulevard, Hamid étant les petites roues de devant, et Omar les grandes roues de derrière.
La blague dite en arabe est plus drôle qu'en français (Chouf!Chouf! Hamid et Omar, adnagh, p'hal tracteur), et c'est de l'humour menzli, spontané et créatif, que j'aime.
Auteur: froissart