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Le 1er bataillon du 1er Tirailleurs au Maroc
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1915
Le bataillon arrivé à Fez le 18 août, est dispersé immédiatement. L'EM, les 3e et 4e Cies occupent El Kalaa des Sless. La 1ere Cie se rend à Anoceur. La 2e Cie est affectée au groupe mobile de Fez. Toutes les unités sont employées à l'amélioration ou création des postes, pistes, et font des reconnaissances et tournées de police.
1916
Janvier - Février 1916: Les 2e, 3e, 4e Cies, concentrées à Fez, sont adjointes au groupe mobile et entreprennent une série d'opérations au Nord de Taza contre l'agitateur Abd-El-Malek, dont le camp est, bombardé et pris le 17 janvier. Elles se portent ensuite dans la vallée de l'Innaouen, en pays Beni-Ouarain.
Avril - Mai - Juin: Le bataillon concentré en entier à Fez, est employé à la création de poste (à El Menzel et dans la région de Tarzout), à l'amélioration de pistes, reconnaissances, protection de convois. Nombreux combats, quelquefois acharnés, avec les Béni-Ouarain.
Septembre: Reconnaissances des régions de l'Oued M'Soussa et de Sidi M'Barek.
1917
Janvier - Avril: Les mois d'hiver pluvieux empêchent toutes sorties du bataillon. Fin mars et en avril, opérations contre Abd-El-Malek, dont on enlève le camp. Reconnaissances et séjours chez les Béni-Ftah, chez les dissidents de l'oued Nicoun et chez les Ouerbah. Retour à Fez le 22 avril. Mai Le 9 mai, le cpte Giron remplace le Cdt de Fabry, nommé au poste de chef d'EM du territoire de Taza. Le 11, opérations en vue d'élargir la zone de protection du poste d'El Menzel et occupation de Dar Vellocq. Séjour de 3 semaines à Tazouta (travaux de routes, de pistes, protections de convois); quelques engagements assez vifs avec les dissidents. Juin Retour à Fez; violent combat d'arrière-garde au col des Chembana. Juillet Le 17 juillet, opérations des groupes de Fez et de Meknes sur Scourca. Étape pénible, manque d'eau. A Scourca, grandes difficultés de se rendre à l'abreuvoir. Alerte perpétuelle du 5 au 7 inclus. Le 8, retour sur Tazouta; difficultés de décrochage, l'ennemi se montrant très agressif. Août à Décembre Le bataillon ne participe plus à des opérations d'ensemble, mais est employé à l'occupation de points d'appui ou à assurer la sécurité de la subdivision, escorte de convois, protection des travaux de Fez-Taza.
1918
Avril - Mai Installation difficile d'un poste à l'Arba de Tahla. Juin Marche sur Taza, engagement serieux vers le Bou Mehires, occupé le 23.
1919
Opérations vers le Tafilalet avec la colonne Poeymirau.
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UNE NOUVELLE ÉTAPE DE L'OCCUPATION FRANÇAISE AU MAROC
Augustin Bernard – Annales de Géographie – Année 1917 – Volume 26 – N° 142 – Pages 306 à 308
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Un important progrès vient être réalisé dans la pacification progres sive et méthodique du Maroc Les groupes mobiles de Mekne et de Bou- Denib ont opéré leur jonction sur la haute Moulouya la première sou dure entre le Maroc et Algérie par le couloir de Taza effectuée en mai 1914 en ajoute désormais une seconde La carte que nous avons publiée dans les Annales de Géographie* et les commentaires dont nous avons accompagnée faisaient prévoir cette jonc tion Au Sud de Mekne nos postes avan aient Timhadit dans la vallée du Guigou Du côté de Bou-Denib les succès de Meski et El-Maadid nous avaient ouvert le Tafileit et un poste avait été créé au débouché de cette région oasis Ksar-es-Souk sur le haut Ziz Puis une longue pré paration politique avait désagrégé les groupements hostiles que cherchaient exciter les chefs berbères et nous avait en même temps assuré des intel ligences et des concours dans les régions parcourir Quant aux opérations militaires elles se sont déroulées dans des contrées peu connues et assez inexactement figurées sur nos cartes; les localités mêmes qui y sont portées n'y sont généralement pas a leur vraie place.<o:p></o:p>
Le groupe mobile de Meknès a d'abord occupé le plateau de Bekrit, sorte de haute planèze qui marque la zone de contact entre les Béni' Mguild ralliés et les Zaïan insoumis. Le 15 mai dernier, la colonne abordait ce plateau en passant par le Tizi-n-Lafit, qui entaille le flanc Ouest du Djebel Aïan; le 17, l'emplacement du nouveau poste de Bekrit était définitivement fixé. Le poste s'élève par environ 2000" d'altitude, sur un gros piton de roches éruptives dominant tout le plateau d'une centaine de mètres2; il était entièrement achevé au bout de quinze jours,et une route le reliait à Timhadit.<o:p></o:p>
Pendant que le groupe mobile de Meknès se protégeait ainsi sur son flanc Ouest, le groupe de Bou-Denib assurait sa tranquillité sur son flanc Est par une reconnaissance chez les Aït-Tserrouchen récemment soumis, dans la région assez difficile qui s'étend entre Gourrama et Anoual.<o:p></o:p>
Ce travail effectué, la jonction des deux groupes devenait facile. Le 2 juin, le groupe de Meknès remontait vers l'aguelman de Sidi-Ali et se dirigeait de là vers Itzer, en passant par le col de Tarzeft. Le 7 juin, il se rencontrait avec le groupe de Bou-Denib, qui, parti de Rich lel*r juin, avait traversé le Haut-Atlas auTizi-n-Telremt3. La jonction s'est faite, ainsi qu'il avait été prévu, à Assaka-n-Ijdi, à 30km à l'Ouest de Kasbat-el-Makhzen, en aval du confluent de la Moulouya et de l'Oued Ansgemir, qui descend du col de Tounfit*.<o:p></o:p>
Pendant ces opérations, le groupe mobile de Fès manœuvrait à l'Est d'El-Menzel-, nettoyait la boucle du Sebou et ouvrait la route Anoceur-Skourra. Enfin, le groupe mobile de Debdou se portait au Sud à Tissaf, chez les Ouled-el-Hadj. Les quatre groupes agissaient donc de concert pour diviser les efforts de la résistance possible des tribus.<o:p></o:p>
Le retour des diverses colonnes s'est fait sans encombre. Le groupe de Bou-Denib, notamment, a séjourné les 8 et 9 juin à Kasbat-el-Makhzen et y a été bien accueilli. Seul, le groupe mobile de Debdou a rencontré au retour quelques manifestations hostiles.<o:p></o:p>
Cette opération, conçue parle général Lyautb y et préparée par le général Gouraud, fait le plus grand honneur aux officiers qui l'ont dirigée, le colonel Berriau, chef du Service des Renseignements pour le côté politique, les colonels Poeymirau, de Meknès; Doury, de Bou-Denib; Maurial, de Debdou; Piffeyre, de Fès, pour le côté militaire.<o:p></o:p>