
On peut lire ceci:
Dans le Chaus (Tchaous), ou la septième région du royaume de Fez, on distingue, près de la ville de Teza , le mont Matgara, très-élevé et très-difficile à franchir ; les monts Gavatas, le Megesa, qui est le Menckeca de Marmol, placé par lui tout auprès du Beni- Gebara : ensuite on rencontre le Baronis ou i-. au N. de Teza, et le Beni-Gouertenage (Gouerlenax dans Marmol), plein de rochers; et enfin les monts Goueblen (Giube- leyen dans Marmol ), fort élevés, et qui ont 60 milles de long sur 15 de large. Vers l'E., ces monts touchent aux monts de Doubdou, dont le mont Beni-Jessentem [Jechflen dans Marmolj fait partie. Le mont Doubdou proprement dit, qui est près de Melilla, et sur son sommet. dit Marmol, est une grande ville. Ensuite on trouve le mont Selelgo, couvert de pins élevés, et dont les anfractuosités sont i'rc-qucntées par les lions , les léopards et les singes , qui s'y rassemblent en si grand nombre , qu'ils y forment des armées redoutables; le mont de Bedi-Jasga, remarquable du temps de Léon l'Africain par un pont en corde pareil à ceux qu'on construit dans les vallées du Pérou; le mont Azgan, qui est à l'E., confine au mont Selelgo, et à l'O. au mont Sofroi. Mannol indique aussi dans cette région lemont Miatbir, sur la cime duquel on trouve des ruines romaines. La montagne des Cent- Puits est célèbre par les trésors que l'on prétendait y avoir trouvés : elle confine au Cu- naighelrGherben, ou mont du Passage des Corbeaux. De ce côté sont le Benî-Merasen, le Marizan de Marmol, très-élevé et très-froid ; les monts Masettazas, nommés Mezetabcas dans Marmol, qui ont 3o milles de long sur 12 de large, et qui confinent à l'O. aux plaines d'Edecsen ; enfin le mont Ziz, dans les flancs duquel la rivière de ce nom prend sa source. Mannol fait aussi mention d'une haute montagne nommée Beni-Bouhahoui, à 4 lieues de Fez, et sur le penchant de laquelle est une grande ville.