Ain Kbir n’a pas toujours été comme elle est actuellement. Elle était découverte. Trois grands peupliers (lbalz) lui donnaient un charme particulier. Il y avait des poissons, parfois de gros dans les sorties de l’eau. Les eaux les plus abondantes provenaient du côté de Baba Fouyane (nord). Les eaux qui provenaient de la direction de Ain Ghourab n’étaient pas très importantes. Tout le monde y venait nettoyer son linge (laktayef, la3dayel, lahnabel, lbattanyat, lahyadar…) et les vêtements de toutes sortes. On n’utilsait pas de produits chimiques mais du tghighat en poudre (racines d’une herbe qu’on extrayait de partout, chez nous d’El Baten).
Ain kbir se divisait en six ségya: sakya di jabna, sakya d’al attar, skya de taghda ben aicha. sakya d’ajdir et sakya d’ass3aya.
Hal kal3a et hal manzel se partagaient l’eau de ain kbir.
Les hal kal3a en profitaient à partir du "fajr" jusqu’ à "l3asser". Les hal manzel le reste. Lamkam et Lbaten utilisaient le résidu de la rivière après la fermeture par les hal manzl. A préciser aussi que l’eau de ain kbir était et continue à être partagée entre bou3rayess et jnanat (un jour sur deux). Il y avait aussi sakya d’al arss. Les Menzli devaient laisser une sakya pour irriguer les jardins des hal kal3a (sakya d’al arss). Les ben youssef prenaient la moitié. L’autre moitié était partagée entre l3arssa dajma3a, el ganoudi et jnane ben allal. Jusqu’ici les choses ne sont pas très compliquées. Ce dont je parlerai la prochaine fois est plus intéressant, par ce que cela témoigne du génie de nos ancêtres.
Auteur:
Fandlaoui