• Le voici, le mallem du thé d'El Menzel dont on a beaucoup parlé sur Yabiladi!
    Qui n'a jamais goûté ce nectar ne connaît rien!


    Cérémonie du thé au Maroc

    Le thé vert de Chine fut introduit au Maghreb au XVIIe siècle à la cour du Sultan Moulay Ismail, puis, à la fin du XVIIIe siècle, lorsque la Compagnie des Indesachemina vers les ports marocains de l'Atlantique de grandes quantités de thé vert, son usage se répandit dans toutes les couches de la population.


    A l'époque, les Marocains ne buvaient que des infusions de menthe, de sauge ou de marjolaine mais ces breuvages étaient préparés dans un but thérapeutique et n'étaient supportés par aucune base de rituel social, de besoin cérémoniel ou de plaisir partagé.


    L'arrivée du thé, avec sa réputation de santé, associé à la menthe verte, au pain de sucre et à la théière emporta tout de suite l'adhésion de tous : les bourgeois et les artisans, les citadins et les ruraux, les riches et les pauvres, tout ce monde fut unanime à juger cette boisson délicieuse. Un engouement durable était né, correspondant à un besoin réel, des habitudes furent prises, des objets créés ou adoptés comme la théière à couvercle conique et long bec, les petits verres à thé, le samovar, le marteau à sucre, les cassolettes, etc.

     

    Thé vert à la menthe

    Petit à petit, un cérémonial se mit en place, et tout un folklore se développa autour de cette nouvelle consommation devenue la boisson nationale par excellence. A tel point qu'aujourd'hui, le thé vert à la menthe apparaît, à première vue, comme une tradition immuable remontant aux débuts de l'histoire.


    La cérémonie d’Afrique du Nord du thé à la menthe est d’inspiration musulmane, considérée comme un don d’Allah.


    L’officiant,  dispose devant lui les objets du culte : la petite théière bariolée, les verres, le pain de sucre que son emballage protège, dit un proverbe maure, "comme le voile d’une jeune mariée" et la menthe, sortie du tissu humide qui l’empêche de flétrir (l’espèce la plus recherchée est celle dite " nana de bogué").


    Ensuite, on sert le thé en le versant jusqu’à un mètre au-dessus du verre. En effet, tout l’art du thé consiste à le faire mousser, car seul le thé servi très mousseux honore dignement l’invité  (lorsque l’on fait bouillir l’eau pour préparer le thé, celle-ci perd son oxygène. En faisant couler le liquide de très haut, on réoxygène l’eau pour une meilleure digestion.) D’où le geste ancestral du liquide brûlant versé de verre en verre, bien droit et d’assez haut, pour y faire monter l’écume ou « le turban ».

    Ensuite s’enchaînent les trois tournées rituelles : le premier thé est "amer comme la vie", le deuxième un peu plus sucré, "doux comme l’amour", le dernier, franchement sirupeux, "suave comme la mort". Le mot "siroter" prend alors tout son sens. Les Maures parlent des "trois J" du thé, qui en résument l’usage, en trois mots arabes : Jar (la lenteur), Jamar (la braise), Jmaa (le groupe). » (Extrait de « Randonnée dans l’Erg Makteir avec La Balaguère » de Jean-Pierre Langellier)..


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  • QUESTIONS POUR TESTER VOTRE BAGAGE EN ARABE YAZGHI:

    1/ Comment appelle-t-on l'ustensile du fkih?

    2/ Que signifient les termes "KHANZIRA", "FAKROUN", "MOQRAE"? 

     

    (questions en rapport avec l'article "la récolte des olives")

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  • Aujourd'hui je me suis dit que puisque c'est la saison des labours, je vais vous rappeler une de ces journées inoubliables: "lhart" des fèves, de l'orge, du blé, ou du kassanna. Qu'en dites-vous? Allez "yallah tallou lgazmat" les protège-jambes!

    La journée des labours se prépare la nuit. Vers 8h du soir, on donne leur pitance à la paire de mulets, de vaches ou tout simplement d'ânes. Ce qu'on appelle "jouja" ou lorsqu'on n'en a qu'un "lfarde" . "lfad ", remarquons-le est un indice de la coopération et de l'entre-aide entre les paysans yazghi et c'est très rare de trouver cette pratique ailleurs. Que donne-t-on à bouffer à ces animaux? Aux mulets et aux ânes, un couffin de "tban" et une ou deux gamila d'orge. Aux vaches, du "tban" et un peu de fèves écrasées et mélangées avec du son de blé ou du karssanna lorsqu'on veut mettre en chaleur la génisse. Karssanna est un aphrodisiaque pour les vaches.

    Le matériel qui servira aux labours est soigneusement vérifié la nuit et entreposé à l'entrée de la maison" " erroua" . Bien sûr, c'est le chef de famllle qui décide du champ à labourer. S'il fait très froid et que la terre est encore lourde c'est les versants comme hjar dib, thar, dminat, chaouaff ou la montée de dar kninir qui fait l'affaire. S'il fait beau et que la terre s'apprête bien aux labours c'est tassifit lmaj ou bouayèss.
    Ah toi Toumi!! je te vois déjà en train de tournoyer ton mssabta. Surtout ne me touche pas. Oriente-le contre quiconque, contre Lamghili par exemple. Mais laisse-moi tranquille: ça te rappelle quelque chose lamssabta ? Boufichel?


    Le lendemain... Mais, attendez! S'il pleut le lendemain, il n'y aura pas de labours 'ila sabhat mghoubcha ouchta khit manssma, oulma kayandah lma, oulla talj kaylayek? qu'est ce que je vais faire? Moi aussi je vais reporter la suite de mon récit à demain. Et celui qui a le temps et n'a pas peur de labourer dans la boue, allah iaounou! ana baada makkad ala bahrit...

    Auteur: Fandlaoui

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    Mon cher Fandlaoui, tu nous as parlé de la saison des labours AL HARTTE !! Et oui je me souviens de tout ce que tu as écrit, et je te réponds que je ne donnerai à personne un coup de MSSABTA ( La cravache ou le Fouet ) ou un coup de BOUFICHEL, le bois qui porte un morceau de ferraille au bout pour nettoyer le soc ( ASSAKKA ) de la charrue ALMAHRATE ...




    Photo envoyée par Toumi10





    Toumi10
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    Hier je vous entretenais à propos d’une journée type des labours chez les béni yazgha. En fait la journée commence très tôt.

    Le laboureur se lève à l’aube, il donne à bouffer aux bêtes, fait sa prière et se dirige vers un « hanout » une espèce de boutique où l’on parle plus que l’on vend. Après un bon café, il retourne vite à la maison. De quoi a-t-il besoin ?

    De ses chaussures (malkha d’ghrouss), sortes de sandales en cuir de bœuf. Il couvre soigneusement ses pieds et ses jambes de petits torchons en laine rêche appelés « tirghiwens » (protège jambes). Puis il enfile son malkha d’aghrouss qu’il attache avec des lacets en cuir de bœuf aussi.

    On ne doit rien oublier : lbbaddara pour semer, lakmaiem pour les animaux, boufichel pour nettoyer la charrue, erjou3 pour les guider, chkimat, laghnachat si ce sont des mulets ou des ânes, l9fyat si ce sont des vaches. La charrue est généralement déposée quelque part sur le chemin du laboureur. Elle est sacrée, personne n’y touche. La charrue se compose de trois pièces à savoir : lga3da, ettammoun et lamtimda.

    Lga3da est la partie antérieure de la charrue, généralement très solide. L’avant c’est le bras « yed lmahrat ». L’autre extrémité où l’on fixe essaka c’est « lkoummara » aux côtés de laquelle sont fixés « loudnin », les oreilles. Lga3da est attachée au tammoun par « tafrourt » précédée à l’arrière de « ettabba3 » qui sert à régler le niveau de la charrue.

    Tammoun doit être un peu penché. Il mesure à peu près deux mètres. Il s’achève à l’avant sur un orifice où l’on place ejjabbad, pièce qui articule la troisième pièce au tammoun.

    Lamtimda d’un mètre 20 de longueur à peu près est une pièce en bois aux extrémités de laquelle sont fixées « lfartalat » qui attache lamjibdat enfilées aux cous des animaux. Erjjou3 sont attachés aux chkimat d’une part et au manche de lga3da. Ils servent de freins ou pour le redressement de la marche des animaux. Ces pauvres animaux sont
    « camisolés » pour les astreindre uniquement à la besogne, et quelle besogne! e laboureur n’arrête pas de lancer aux bêtes des sal, des ga3ad et des 3ayed. Parfois il se met en colère contre ses compagnons, une autre fois, il devient doux avec eux, mais toujours en faisant tournoyer son mssabta.



    Je reconnais que mon écrit reste aujourd’hui un peu technique, je m’en excuse , apprentissage et pédagogie oblige, le prochain sera plus gai et portera sur mon enfance au mssid...

    Auteur: Fandlaoui






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    Ton récit mon cher Fandlaoui, et ta description concernant la préparation du FELLAH et de son " CHARMATE " pour aller attaquer une journée de labour étaient parfaits !! Je peux te nommer CHEKH AL FALLAHA! C'est un titre que tu aurais mérité haut la main! Mghili et nos amis Yazghi ne peuvent être que de mon avis! N'est-ce pas? La seule chose que je rajouterais, si tu me le permets, c'est que derrière le fellah, le KhAMMAS ou le CHEIKH AL FALLAHA lui-même ( c'est-à-dire toi, Fandlaoui ) qui labourait son champ et qui poussait ses bêtes à avancer (JOUJA ), je voyais notre ami Mghili en train de : NAGGATE AL FOULE ( semer les fêves ) et moi je passais juste à côté sur un dos d'âne et vous disais : SALAM ALYKOUM. Mghili relevait à peine sa tête, car AL BADDARA était lourde et pleine de fêves, et me répondait : KANHARTOU AL FOUL A Sidi! Il devait réfléchir au mouton de l 'AID ou à un éventuel voyage !!!!!

    Auteur:
    toumi10

     





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    Pour approfondir ce sujet, il faut se reporter aux articles publiés dans la rubrique: "Géographie"


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  • A propos de l'origine des Beni Yazgha  (à lire en ligne sur http://www.souss.com/forum/forum-histoire/7053-beni-yazgha.html)
    Les Yazghi ou Yzghachen ou Yzghaten ,selon les diférentes références bibliographiques sont:
    les 1ers habitants de Fes et sa région, ils appartiennent à la tribu des Zenata et cohabitaient avec la tribu des Zouagha .Leon L'Africain dans son livre Description de l'Afrique fait beaucoup d' éloge pour cette tribu et présente les Beni Yazgha comme étant une civilisation trés évoluée et fait part de la qualité de leur produits et leurs valeurs sur les marchés de la métropole Fes,il évoque aussi une des inventions pour traverser le fleuve du Sebou ?une idée géniale dit -il
    on appelait dans le temps les montagnes de Beni Yazgha des monts de Zerhoune jusqu'à Bouiblane
    les yazghi ont probablement vendu leur terre à Fes à Moulay Driss,il ya toute une histoire
    les yazghi sont actuellement répondu à travert et un peu partout à :
    *** Zemmour,Sebt Ait Ikkou et ne parlent que amazigh et sont tres minoritaire
    *** Zehoune et ils ne parlent que l'arabe et sont une une trés modeste minorité
    *** près des sourses du Sebou où ils constituent une trés grande population
    *** le quartier Ben Seffar à Sefrou est composé d'une majorité de yazghi
    *** les Ait Ouahi de Skoura sont des yazghi
    *** à Fes les Berada ,les Serghini les Zahni les Bougrini les Bakari les Dounasse les Mghili les Zaoui les Mkoudi et autres grandes familles de Fes médina 'Bab Ftouh'
    Le patrimoine culturel yazghi est d'une richesse sans égal :
    des oulama, des moujahidines, des saints marabouts
    Sidi Boughaleb enterré à Fes
    Sidi boujida enterré à Fes
    Sidi Driss Bougrine enterré à Fes
    Sidi Ali Bousserghine en realité sidi slimanane Bousserghine enterré à Sefrou
    parmi les oulama nous ne citerons que les célébrités tels que Ibn Lyassamine le mathématicien , Ibn Abibakre Lyazighi une référence en theologie ,Yousouf Ibn Dounass qui a combattu aux cotés de Salahdine Ayoubi et pour cloturer notre bréf appercu je cite le grand compositeur du Zajal Almahoune Si Mohammed Lyazghi que la célébre chanteuse Sanae Marahati execute avec beaucoup de charme une de ses célébres poemes
    de soufisme :Yalmoula Taltaf sans oublier toutefois que le folklor yazghi a beaucop d'effet
    et d'influence sur les grandes tribus des Ait Youssi,Ighezrane les Ait ouarayne Les Marmocha.La spontanéité et la finesse du poète yazghi est une magie du mot.
    soyez donc les bienvenus sur notre site BYEBINOBAYAZGHI,et ramadane mobarake karim
    bermaki
    Bermaki@menara.ma
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    Merci pour toutes ces informations.
    Je ne me doutais pas que les beni yazgha étaient des zenetes, j'aurais plutot pensé qu'ils étaient sanhadja comme les amazighs du moyen atlas (zayane, ait sadden, etc...). Car comment expliquer que les zenetes des alentours (Ighezrane, Ait seghrouchen, ait zegout...) aient gardé leur langue d'origine alors que les beni yazgha se sont arabisés. De plus les beni yazgha pratiquent le ahidous comme les sanhadja du moyen atlas, alors que ce folklore est très peu présent chez les zenetes (a part les ait warain qui semblent avoir été "zenétisés").

    De plus il semble que la population des beni yazgha de la région de Elmenzel ne soient pas homogène. En effet el Menzel est aussi le centre géographique de la tribu des ait youssouf o haddou qui a gardé sa langue amazigh zenete.
    et comment expliquer les ilots arabophones en montagnes comme les bani 3alaham tribu dont une partie est arabophone et une autre partie resté amazighophgone, les ait yahya (totalement arabophone), les beni mkoud et leur descendants les oulad mkoudou qui sont totalement arabophones, les beni zahna totalement arabophones, les Qassiwa totalement arabophones. Comment expliquer que des tribus arabophones cotoient des tribus amaazighophones sur des topponymes largement d'origine amazighe (taghit, taghrout, ahermemou, tibekhbakhine, etc...).
    J'avais déja posé cette question et l'on m'avait répondu que les arabophones étaient en fait les sanhadja arabisés et que les amazighophones étaient les zenetes arrivés plus tard dans la région avec l'essor des Mérinides et la poussée des zenetes vers l'Est. En effet beaucoup des tribus arabophones se trouvent en altitude et les tribus zenetes souvent dans les vallées. Que pensez vous de cette théorie ?
    mohand1978

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    Je ne pense pas que les Izghaten soient des Zenetes.............
    La vague Zenete conquérante est plus tardive que la fondation de Fes...........
    Les Izghaten ont ete conquis par les Banou Yesfren qui etaient des Zenetes. D'ailleurs on les retrouve sous forme d'îlots zenetes le long du couloir de Taza et autour du Sais.....
    Les Izgahten doivent être tres proches des Aouraba avec lesquels ils ont cohabité. De ce fait les Izgahten ne sont pas Zenetes.
    Leon l'Africain comme tous les voyageurs s'est fondé sur la parole d un GUIDE et ce guide a sans doute pris les Izghaten pour Zenetes. Si Leon l'Africain avait lu Ibn Khaldoun il aurait nuancé sa proposition.
    Adrar-n-illouz

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    je suis de ton avis Adrar, il est intéressant de constater comment les sanhadji se sont arabisés quand les zenetes ont gardé leur langue sur un même territoire.
    Parfois cette arabisation est très récente, les arabophones ayant souvent gardé énormément de mots amazighes (tout ce qui a trait à la faune et la flore, les maladies et les médicaments sont en amazighe).
    mohand1978

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    Le forum d'où tu as copié cet article - mon cher Partyck - est un forum que j'ai déjà eu l'occasion de visiter dont j'ai déjà parlé dans un de mes textes précédents. J'avais donné "le lien " à nos lecteurs, et je leur avais conseillé d'y faire un petit tour. J'avais même souhaité que les participants de ce forum puissent nous rejoindre sur le nôtre, car tout ce qu'ils ont écrit sur Beni Yazgha était trés intéressant, même s'il reste beaucoup de questions à poser.
    Ils ont cité le nom de Dr Ali Laghzioui qui est originaire de Sraghna et qui a fait un travail trés important dans la recherche de l'origine des Beni Yazgha. Il paraît même qu'il a donné une conférence à El Menzel au cours de laquelle il a parlé des résultats de ses recherches. Dommage que je n'étais pas à El Menzel ce jour-là. J'aurais aimé vraiment assister à ce genre de manifestation. Ils ont parlé également de Léon l'Africain qui était d'origine marocaine, de Fés, aprés avoir quitté l'Andalousie avec ses parents, et qui était quelqu'un de très intelligent. Il a été capturé par des pirates en Méditerranée pendant un de ses nombreux voyages. Vu son intelligence et son savoir, ils l'ont "offert" " au Pape de l'époque qui n'a pas hésité à lui changer le nom Arabe qu'il portait pour lui donner celui qu'il a gardé toute sa vie, c'est à dire Léon L'Africain.
    Le troisiéme nom qui a été cité est celui de IBN Khaldoun. Je n'ai lu, malheureusement aucun livre de ces trois érudits ( Laghzioui; Léon l'Africain et Ibn Khaldoun ) et j'aimerais bien savoir tout ce qu'ils ont écrit sur la Tribu des Beni Yazgha . 

    Je renouvelle une deuxième fois la bienvenue à notre ami HDREMIX en espérant qu'il va nous éclairer un peu plus sur l'histoire et l'origine de notre Tribu. D'aprés ce que j'ai compris, notre ami a fait un travail important dans ce domaine depuis longtemps, et il continue ses recherches. Nous serions ravis d'apprendre un peu plus que ce que nous savons déjà, et notre joie sera grande de savoir si notre région était une tribu Berbère arabisée ou arabe tout court. J'ai dit et je répéte que je serai fier dans les deux cas.Le plus important est de savoir d'où nous venons. J'ai lancé plusieurs fois des appels en ce sens et, malheureusement, je n'ai pas eu d'échos. Donc mon cher HDREMIX, tu ne pouvais pas mieux tomber, et je t'attendais depuis un bon moment. J'attends aussi - avec impatience - le résultat de tes travaux , concernant notre région.

    Auteur: toumi10 




    21 commentaires
  • Je veux vous parler de quelque chose qui m'a toujours marqué en cette saison froide et qui se passe chez les Beni Yazgha chaque hiver !!!

    Tous les Yazghis attendent cette saison avec beaucoup d'impatience, malgré le froid, la boue et même quelquefois la neige! Ils bravent les conditions atmosphériques pour s'attaquer à la récolte des olives !!!!

    Dans mes souvenirs d'enfant, j'ai toujours gardé en mémoire l'ambiance joyeuse des parents, car ils avaient attendu toute une année de travail acharné, à biner, tailler, irriguer, transporter du fumier à dos d'ânes ou de mulets, se faire des soucis à partir de la floraison jusqu'à la récolte. Pendant la floraison (au mois d' Avril ), leur grand souci était de voir le brouillard car le brouillard est l'ennemi n° 1 des oliviers pendant la floraison !!! Quand la récolte arrivait, les gens s'activaient pour ramasser leurs olives le plus rapidement possible! Quelquefois, c'était la course contre la montre de crainte que les " pirates" ne viennent les ramasser !! Une fois fini le ramassage, on les stockait quelques jours à la maison et puis il fallait les ramener au moulin à huile !!! Ah le moulin !!!! Je parle des anciens moulins avant que la technologie moderne n'arrive à El Menzel ! Au milieu du moulin il se trouvait un grand bassin circulaire (Al Mida ) et au milieu une grosse pierre très lourde pour écraser les

    olives. C'est un mulet qui faisait tourner la pierre en tournant autour du bassin circulaire! Je me souviens que j'avais un grand plaisir à faire tourner l'animal: ça m'amusait de participer à l'ambiance! Une fois que les olives étaient écrasées, on les mettait dans des scourtins ( Achchamia ) et puis on les plaçait sous un gros tronc d'arbre qui servait de presse (Azkkour ), et là quand l'huile commençait à couler dans un petit bassin ( NKIR), les yeux de nos parents brillaient de joie et de satisfaction; car c'était le résultat du travail de toute une année !!! Dans le moulin il y avait beaucoup de va-et-vient. Les gens venaient avec du pain tout chaud et en profitaient pour manger avec de l'huile nouvelle. D'autres apportaient 30 ou 40 oeufs pour faire une gigantesque omelette. Et puis le soir à la maison maman nous préparait les beignets !!! C'était la fête et la joie de vivre !!! Du moment que nos parents étaient contents, nous on l'était aussi, sachant qu'il y aurait de l'huile pour toute l'année ou presque! C'était le trésor de chacun !!!

    Si j'ai parlé de ça, c'est pour rendre hommage à nos parents, et leur dire: "Oh combien nous sommes fiers de vous, de tous les efforts et tous les sacrifices que vous avez fournis pour nous rendre la vie un peu meilleure! Notre mémoire gardera ces souvenirs pour toujours!"

    Noublions pas que, une fois le ramassage terminé, nous les enfants on sortait recupérer toutes les olives qui restaient cachées dans des coins et recoins que les propriétaires des oliviers n'avaient pas pu voir! A la fin de la journée, on se présentait devant un commerçant qui achetait notre denrée! C'était notre argent de poche! On était fous de joie lorsqu'on gagnait 30 ou 50 centimes de DH! Que de souvenirs nous restent de notre enfance! ça n'a pas toujours été la joie, mais il y avait des moments de bonheur!

    Auteur: 

    Toumi10



    Croquis envoyé par Toumi10

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    Mon cher Toumi, avant de te dire comment j'ai trouvé ton tajine de MANGOUB, je te remercie de l'invitation que tu nous as adressée pour assister à la trituration des olives. Ta description de l'opération a été parfaite, surtout que tu te rappelles de tous les termes généraux se rapportant à l'opération. Tu as tout dit, sauf un fait important: tu as oublié le petit bidon du fkih du douar, que tu as certainement porté au moulin, et que tu as déposé à côté du NQIR, pour que celui qui devait recueillir l'huile n'oublie pas d'y mettre "ce que Dieu à prescrit" (MA KATTAB ALLAH).



    Ma famille possédait un moulin de ce genre -qui existe encore- à Mghila, où j'effectuais la même mission presque quotidiennement, ayant été le fils de MOUL RHA. Le comble, je m'en souviens jusqu'à présent, c'est que des personnes qui en avaient marre du Fkih, me répondaient: "PORTE CETTE TASSA A VOTRE MAISON", avant de se raviser, question de HCHOUMA, et de me demander de la poser loin du NQIR, pour éviter la malédiction du Fkih. Le soir lorsque je venais récupérer l'ustensile, il contenait à peine quelques larmes, ce qui mécontentait le Fkih.

    Auteur:
    mghili

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    Effectivement mon cher Mghili ! il resterait beaucoup de choses à dire sur la récolte des olives, ainsi que sur toutes les étapes que l'huile traverse! Je ne vous ai pas évoqué le moment où on grimpait sur les vieux oliviers, squelettiques ou robustes pour les gauler: les branches nous griffaient le visage et les bras tandis que le vent glacial les cicatrisait. Il fallait se battre avec la gaule -AL MANFATE- toute la journée, la faire vibrer pour faire tomber les olives, mais en même temps elle nous faisait vibrer et trembler tout le corps. Le soir on avait l'impression qu'on avait joué au Catch ou à la Boxe durant la journée!

    Au moulin: je ne vous ai pas parlé de certains détails, comme ADDARDE, liquide pâteux, amer, qui a une saveur rude et désagréable et qui est un peu lourd, ce qui permet à l'huile de prendre le desssus une fois qu'ils se trouvent ensemble dans le petit bassin ( Nkir )! Au fond du NKIR et au dessous de ADDARDE, on trouve ATTAKHTE: c'est vraiment le déchet du déchet !!! Par contre le déchet des olives ( AL FITOUR ) on le met à part pour le remalaxer plus tard et pour essayer d'en extraire un peu d'huile qui n'est pas toujours de bonne qualité. Les mamans se servaient du FITOUR pour la préparation du pain, car il brûle bien et donne une chaleur très forte. La preuve: lorsqu'on quitte El Menzel pour aller à Fés, et qu'on approche de Bab Ftouh, on se trouve incommodé par l'odeur, et la pollution, que dégagent les cheminées des poteries qui utilisent le FITOUR .!!!! C'est le revers de la médaille !!!

    Si ma mémoire est bonne et que les tourbillons de la vie ne l'ont pas usée, je te dirais mon cher Mghili que : MOKRAÄ est le gros batôn enclenché dans "ALLOULEBE ". ALLOULEBE est la poutre sculptée en forme de serpentin, et qui traverse AZAKKOUR pour le faire manipuler de haut en bas et inversement !! Quant à ALKHANZIRA c'est le scourtin vide qu'on met tout en haut des autres comme couverture et au dessus de quoi on rajoute ALFAKROUNE ou ALKARTA, pour que AZAKKOUR presse convenablement les  "Chouamis" et que l'huile jaillisse!

    Malgré toute ma bonne volonté à faire travailler ma mémoire, et l'effort que je lui fais subir pour trouver le nom de cet ustensile de malheur,  je n'ai récolté que regret et déception!!! Donc je n'ai pas réussi à trouver le nom de l'ustensile réservé au FKIH !!! Je ne cherche pas d'excuses mon cher Mghili. Mais c'est tout ce que peut dire quelqu'un qui a quitté El Menzel depuis 40 ans et qui n'a oublié que cet ustensile - non apprécié par certains - ce qui constitue des ciconstances atténuantes !!!! Donc je donnerai ma langue au chat !!!

    Auteur:
    toumi10
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    TOUMI: Tu as obtenu la note de 3/10 sur le test d'arabe YAZGHI. C'est bien pour le "MOKRAE" mais pour les deux autres substantifs, c'est un grand zéro.

    AL KHANZIRA: c'est la pièce percée en spirale, traversant le tronc d'arbre (AZAKKOR), ou accrochée à lui, tout près des racines, par où passe la grosse vis en bois "LLOULEB". Ce mécanisme assure le mouvement vertical d'AZAKKOR qui permet de presser les olives broyées.

    AL FAKROUN: C'est la pièce en bois de chène (dur) sur laquelle repose "LLOULEB" au dessus de la grosse pierre taillée, appelée "MATQAL" qu'on accroche en dévissant davantage "LLOULEB", pour augmenter la masse (charge) exercée sur les "CHOUAMI".

    QUESTION SUBSIDIAIRE: (adressée pas uniquement à Toumi, mais à tout le monde)

    Le "FAKROUN" est percé au milieu par où passe une pièce en fer qui accroche le "MATQAL" AU "LLOULEB". Comment appelle-t-on cette pièce en fer?

    Pour l'ustensile du fkih, on l'appelle tout simplement "AL QACH'A D'AL FKIH" (le singulier de "QCHOUE" qui veut dire ustensiles).

    D'autre part, à mon propos relatif à la condition imposée par les mghili aux gens qui veulent visiter leur douar, à savoir une bonne acuité visuelle, tu as emprunté un détour, substituant à l'oeil le coeur. C'est intelligent de ta part. Seulement, tu ne peux pas me convaincre du fait que le chat que tu es -tu l'as dit toi même- arrière cousin du chacal, soit capable de s'abstenir de dévorer le morceau de viande qu'on lui présente pour, soi-disant, en faire des conserves (LAKHLIE). Non, non non..! je ne te crois pas A sidi lafkih. Si tu veux visiter Mghila, il va falloir attendre longtemps, jusqu'au jour où tu auras perdu toutes tes dents. Comme ça, tu ne pourras pas mordre,... AL QATT! (je ris tout seul).

    FANDLAOUI: Salut SAHBI. YAK ANA OUYYAK KHOUT, même après que tu m'aies comparé à CHOUKT MGHILA, MAALIKCH. J'ai confiance en toi, bien que tu sois toi aussi d'El Kalâa. Toi, tu me sembles docile et gentil. Tiens, aide-moi à connaître rééllement ce TOUMI, toi qui es de son propre village. Cherche parmi les jumeaux de notre génération qui ont fait leurs études de premier cycle au collège d'El Menzel, en même temps que nous. Si tu tombes sur son nom, passe-le moi par message privé. Vous êtes lui et toi, de braves gens, authentiques et libres penseurs.

    Auteur:
    mghili
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    La note du professeur Mghili concernant l'interrogation écrite était dure à avaler mais juste! Je ne te demande pas de faveur, tout ce que je te demande c'est de me dire le nom du scourtin vide ainsi que les grands morceaux de bois qu'on met entre les Chouamis et AZAKKOUR. Par contre l'ustensile du Fkih, on l'appelait Tassa dial lafkih ou DIAL AJJAMÄA. Cela, je le savais, mais comme toi tu avais employé Tassa dial la Fhih, je n'ai pas osé dire la même chose que toi, pensant qu'il portait un nom un peu original !
    Quant à ta dernière question, parlant de la pièce en fer qui se trouve en dessous du Metkal, je laisserai volontiers la priorité à ceux qui ont la chance encore de côtoyer ces lieux et ces instruments pour nous donner une réponse. Nous ne sommes pas tous des fils de " MOUL ARRHA " et personnellement, mes souvenirs remontent à mon très jeune âge: entre 5 et 9 ans!

    Auteur:
    toumi10
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    Pour tes questions-test, Toumi, tu as raison, je ne t'ai pas donné de réponses. Eh bien, pour celle relative à la pièce métallique reliant LMATKAL au LLOULEB, il s'agit, si je ne me trompe pas de "L'MOGHLAZ". Et pour l'autre concernant les morceaux de bois qu'on place entre CHOUAMI et AZAKKOUR, on les appelle tout simplement "L'QARTATE". Et il y en a des grosses et des moins grosses. Ces dernières sont placées les premières à même les CHOUAMI couvertes de SITOUTA, puis viennent après, séparées entre elles bien entendu d'un morceau de SITOUTA, pour éviter le dérapage, les grosses qui supportent le poids d'AZAKKOUR. Pourrai-je ainsi être racheté, mon cher Toumi?

    Auteur:
    mghili

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    Pendant yyam zzitoun, et avant de prendre la récolte au moulin, on met les olives dans ssella et on ajoute du sel (lmlah d lahjar).

    Auteur: 7ab riro

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    Annexe 1: cet article datant de 1998:

    L'huile d'olive marocaine à l'heure de la concurrence

    LA VIRGINITÉ PERDUE

    Plus qu'une tradition, la consommation de l'huile d'olive est un trait de culture. La pérennisation de ce produit, devenu rare, n'est pas aisée. Concurrence d'une part et exploitation archaïque d'autre part, pèsent lourdement sur un secteur en crise.

    Abdellatif EL AZIZI

    Trois litres d'huile d'olive. C'est la quantité écoulée par Salah chaque semaine au souk de Ouaouizert dans la province d'Azilal. Dans la région, l'huile d'olive constitue une monnaie d'échange précieuse .Vendue à 15 Dh le litre, elle permet de couvrir un strict minimum hebdomadaire qui ferait pâlir la caisse de compensation.
    Dans ces contreforts de l'Atlas, l'olivier et l'amandier représentent l'unique source de revenu des paysans. La culture de l'olivier a été particulièrement éprouvée par la sécheresse endémique qu'a connue le pays durant les années 80.
    Des champs entiers plantés d'oliviers ont été ainsi rayés de la carte. Culture extensive, méthodes d'exploitation archaïques et sécheresse.
    On peut ajouter à cela un ministère de l'Agriculture plongé dans un sommeil profond pour comprendre l'état d'un secteur dont on aurait attendu beaucoup.

    Ciel clément
    L'huile marocaine est classée seconde après celle de la Grèce sur le plan de la qualité. Pourtant, un voisin comme la Tunisie produit trois fois plus pour une superficie moindre. C'est vrai qu'en Tunisie, comme dans les autres pays situés dans le pourtour méditerranéen, la culture de l'olivier relève du plus haut intérêt.
    Néanmoins, le ciel a été clément cette année, ce qui a permis une récolte record: 800 000 tonnes d'olives, soit plus que le double de la moyenne nationale. Une bonne récolte due essentiellement à une pluviométrie exceptionnelle.
    De plus, aucun aléa climatique fâcheux n'est venu contrarier la fécondité de l'arbre, symbole de la Méditerranée. Nonobstant l'influence du climat, la culture de l'olivier répond à une alternance où les années fastes succèdent aux années maigres.

    Fluctuations
    On prévoit donc une mauvaise récolte pour 1998. Marquée par un mode d'exploitation traditionnel aussi bien au niveau de la production qu'à celui de la commercialisation, l'huile d'olive connaît des hauts et des bas qui se traduisent souvent par des fluctuations des prix extrêmement importantes.
    Il faudra donc s'attendre à une flambée du prix de l'huile d'olive qui passera sûrement de 20 Dh à 30, voire à 35 Dh, le litre. Des prix extrêmement élevés pour le consommateur marocain mais également dissuasifs pour l'exportation. Malgré une tradition oléicole légendaire, le Maroc se positionne très loin aussi bien en matière de production qu'en matière d'exportation.
    Des exportations très faibles mais aussi très irrégulières. On a du mal à croire que les exportations d'huile d'olive sont passées de plusieurs milliers de tonnes par an au cours des années 60 à quelques centaines de tonnes actuellement.
    Producteurs, consommateurs et exportateurs se renvoient la balle. Pour les uns, les consommateurs ne se rendent pas compte des bienfaits de l'huile d'olive; pour les autres, le coût de cette denrée rare la met hors de portée du commun des mortels.
    En fait, à une production artisanale répond un circuit de commercialisation tout aussi traditionnel. Bien qu'il soit souvent le pilier d'une agriculture de survie située en grande partie en altitude, l'olivier a la réputation d'être solide et de résister à toute épreuve.
    En plus des conditions climatiques sévères, l'arbre est malmené au cours de la cueillette par des pratiques séculaires interdites sous d'autres cieux. Les olives sont violemment arrachées et l'arbre tout entier sort meurtri de l'opération. De plus, malgré la sécheresse, on n'a jamais estimé nécessaire l'irrigation des oliviers. La production d'huile est encore plus artisanale.
    Pas moins de 16 000 moulins traditionnels assurent la production de près de 70% du volume total. Des moulins qui fonctionnent selon un mode d'exploitation séculaire où le rendement demeure faible et les déperditions importantes. L'âne ou le mulet, la meule et une main d'uvre pléthorique pour des résultats médiocres. En outre, l'opération dure plusieurs mois au détriment des autres cultures.

    Résistance
    Malgré tout ce calvaire, le paysan ne tire pas un profit proportionnel aux efforts fournis. L'huile produite dans ces conditions suit un itinéraire sinueux avant d'arriver sur la table du consommateur. Au passage, une kyrielle d'intermédiaires empochent une plus-value au détriment aussi bien du consommateur que de celui du fellah.
    Des intermédiaires dont la plupart ne sont guère en odeur de sainteté auprès du grand public.
    À juste titre d'ailleurs, pour se payer une huile d'olive 100% pure, il faut se lever de bonne heure. L'huile d'olive a du mal à se refaire une virginité perdue à coup de manipulations douteuses dont les citoyens ont souvent fait les frais. Des pratiques frauduleuses, utilisées en amont et en aval, puisque le traitement des olives avant la commercialisation est également sujet à caution. Il arrive que des quantités importantes d'olives sont stockées au delà des délais raisonnables pour des motifs de spéculation certains.
    Pourtant, la demande est forte aussi bien au niveau national qu'au niveau des marchés extérieurs. La production nationale couvre à peine 15% de la demande intérieure.

    Fraude
    Ces opportunités ont donné naissance à un embryon agro-alimentaire qui semble prometteur malgré sa timidité. Dans les régions de Meknès et de Marrakech, on assiste à la naissance d'oliveraies exploitées selon les méthodes les plus récentes. Mécanisation, irrigation permettent des rendements très importants qui peuvent aller jusqu'à une dizaine de tonnes par hectare. Une sacrée performance comparée à la tonne obtenue difficilement dans les conditions d'une exploitation extensive, même si les surfaces concernées ne couvrent pas plus de 10% de l'ensemble.
    Il faut dire que l'investissement dans ces plantations modernes est extrêmement important: systèmes d'irrigation ultra-modernes, traitements phytosanitaires et utilisation de variétés performantes.
    Cette oléiculture intensive a donc de beaux jours devant elle à condition, bien entendu, que le ministère de l'Agriculture ne se contente pas uniquement de recherches agronomiques dans le domaine.
    Beaucoup plus que le secteur céréalier, l'arboriculture a été délaissée bien avant que les pouvoirs publics ne fassent de la libéralisation leur cheval de bataille.
    Devant l'absence de garanties, de nombreux agriculteurs ont préféré transformer leurs oliveraies en champs de maïs ou de blé.
    Après le Gatt et avec la mondialisation des échanges, le secteur devrait bénéficier d'une plus grande attention car la demande existe, elle est même très forte au niveau mondial.
    Cela, la Grèce, l'Espagne ou la Tunisie l'ont parfaitement compris.





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