• Petite histoire vraie:

    Un soir, un Yazghi, confortablement allongé sur une banquette de son salon, entouré de toute sa famille, s'était endormi alors que la télé passait un film en arabe.
    A un moment donné, un personnage, dans le film, est entré chez quelqu'un et s'est écrié très fort: " Assalamou ala ikoum".
    Notre Yazghi s'est brusquement relevé en s'exclamant lui-même "Assalamou ala ikoum", le regard fixé sur la porte du salon, alors que toute la famille éclatait de rire, et se mit à rire encore plus fort quand il tourna vers eux ses yeux éberlués...

     

    Auteur: froissart

     



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  • Je vous raconte ce que mon père m'a raconté hier :

    Pendant les années 60, et spécialement à El Menzel, il y avait le fameux café de Berzaz (que la majorité ici connaît) qui assurait le service avec une télé jusqu'à la fin des émissions.

    Un jour de 1969, il y a eu un grand événement sur la même télé qui a poussé les gens à rester jusqu'à 3h du matin ...

    C'était quoi cet événement ???

    Je continue: comme le fameux café de Berzaz était unique, parfois il n'y avait pas assez de place, et spécialement pendant la soirée du samedi. Dans ce cas, au début des années 60, mon père et ses copains (dont deux très connus vu leurs postes dans les services de l'État) allaient dans un autre café situé à EL Kal3a (aussi connu à l'époque) pour assister à la soirée, et, en revenant tard la nuit, ils descendaient par les ruelles de El Kal3a, dont une descente avec une pente maximale. Là ils descendaient très vite en générant un bruit mal supporté par un habitant (je ne veux pas dire son nom).

     

    Chaque fois que ce Kal3aoui se levait rapidement pour reconnaître les faiseurs de bruit, ils étaient déjà loin (et c'était bien pour ça qu'ils couraient, pour ne pas être reconnus).

     

    Notre Kal3aoui avait envie de savoir qui le réveillait chaque samedi.

     

    Un jour il a eu une idée : comme la ruelle était couverte d'arbres, un samedi (heureusement mon père cette fois-là n'était pas avec eux) il a accroché des fils sur les branches d'arbre et il y a attaché des pierres au niveau de la tête exactement.

    Vous imaginez la suite...


    Et le lendemain notre Kal3aoui s'est pointé à la porte du souk du dimanche, pour repérer les gars avec une blessure ou un pansement à la tête ...

     

    Auteur: menzli [MP]

     

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    Est-ce que cet évènement était: le premier pas de l'homme sur la lune?
    Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité...

    Auteur: froissart

     

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    Tu as parlé mon cher menzli d'un événément en 1969...

    Si je te disais la phrase suivante : Un petit pas pour l'homme et un grand pas pour l'humanité? 

     Est- ce que ce ne serait pas l'évènement des premiers pas de Nil Amstrong sur la lune ?Le premier homme à avoir marché sur la Lune? C'était le 20 Juillet 69.

    Auteur: toumi10

     

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    Ce n'est pas mon jour de chance avec toi mon cher Kader ! Qu'est ce que tu me réserves encore pour ce soir ? A croire que tu m'en veux, parce que je ne bois pas ton thé spécial ! En tout cas ce soir je te promets que je ne regarderai pas le petit bonhomme à la télévision.

    Auteur: toumi10

     

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    Je vous dis BRAVO à tous les deux puisque vous avez répondu presque en même temps!

    Il m'intéresse de savoir si vous étiez là-bas, cette nuit du 20 juillet, car il y a une suite à cette petite histoire dans le même café de berzaz.

    Auteur: menzli

     

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    Eh oui, mon frère Toumi, je t'ai devancé de 3 minutes! Tu sais, à notre âge, il faut entretenir ses réflexes!
    La prochaine fois, j'attendrai quelques minutes avant de répondre, pour te laisser une chance!

    Cousin Menzli, je n'étais pas au café de Berzaz ce soir-là: c'étaient les vacances, et j'étais parti en France.
    Pour la petite histoire, il m'a fallu, à la rentrée suivante, longuement expliquer à certains de mes élèves, dans la classe que fréquentait ta maman, que cette marche sur la lune était véridique, car certains ne voulaient pas y croire, et affirmaient que ce n'était qu'un film monté par les Américains. Comme ils avaient confiance en moi, ils ont fini par me croire, d'autant plus que d'autres professeurs, dont un certain Monsieur Gadi,mon ami,ton père, leur tenaient le même discours que moi.

    Auteur: froissart

     

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    Oh la la, je vous dis un 2ème BRAVO et CHAPEAU, mais vous êtes en train de répéter ce que ma maman me disait hier, quand mon père était en train de me raconter l'histoire...

    En fait, la suite est : pendant la nuit du 20 juillet au café Berzaz, certaines personnes, qui assistaient à la diffusion de l'événement, croyaient effectivement qu'il s'agissait du Cinéma hollywoodien, et c'était difficile de les convaincre que l'homme marchait réellement sur la lune...

    Auteur: menzli

     

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    Je n'étais pas au Café de Barzaz cette nuit là. Par contre j'étais au Café de Si Kaddour à El Kalâa d'Oulad Abdeaziz, où on a suivi l'événement en direct. Je confirme ce qu'a dit notre ami Kader: certains n'y croyaient pas et particulièrement les anciens. Ils disaient : Hada Acherk Billah !!!. et les Américains "Jahlou ", et "Faghlou".

    Auteur: toumi10

     


    Auteur: menzli [MPAjouter ce membre dans mes favoris
    Date: le 05 février 2009 à 19h59

     

    Le café d'El Kal3a dont j'ai parlé dans mon histoire est bien celui de Si Kaddour cité par notre ami toumi10.

     


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  • Une histoire vraie mais qui n'a rien de marrant:

    J' ai toujours espéré voir les représentants de tous les Douars des Beni yazgha participer à ce forum, et  nous raconter tout ce qu'ils ont entendu de leurs parents ; car - comme je l'ai répété maintes fois, tous nos Douars cachent des mines d'or d'informations, et la mémoire des anciens garde des gisements d'histoires intarissables. Logiquement ces Oulad Lablad seraient les mieux placés pour parler des petites et grandes histoires concernant leur lieu de naissance et nous inviter à connaitre mieux leur Douar. Mais à voir et constater que ces représentants n'ont pas répondu à nos souhaits, je me permets de vous raconter une histoire qui s'est passée à Taghroute, avec tout le respect que j'ai pour ce Douar. Je demande aux amis taghroutis de me pardonner s'ils trouvent que mon récit porte préjudice à quelqu'un. Par la même occasion je vous informe que je reviendrai vous parler de l'époque du Caid Lahcen. Cette fois-ci  tout le monde est averti. Je répéte une fois de plus qu'à mon regret je ne connais pas ce Douar et que je n'y ai jamais mis les pieds. 

    Un soir, un Taghrouti dormait tranquillement lorsque d'un coup, il entendit un grand bruit après le passage d'un avion au-dessus de chez lui.
    Le troupeau de mouton qui passait la nuit au milieu de sa maison - comme cela se faisait auparavant - était très agité et courait dans tous les sens. Le Taghrouti se leva précipitamment, rempli de frayeur, croyant que le chacal ou le loup avait réussi à pénétrer à l'intérieur de la maison. Il n'avait pas rêvé: son troupeau était bel et bien à l'interieur et pas dans la "Zriba " à l'extérieur. Il s'approcha doucement et prudemment du troupeau qui avait déja formé un cercle autour d'un objet non identifié. Aprés quelques hésitations, il avança, répétant quelques Sourates du Coran en pensant que c'était une manifestation des Jnounes. Une fois qu'il eut repris ses esprits, il se rendit compte que c'était une sacoche bien volumineuse. Il ramassa l'objet et il retourna à côté de sa femme pour la mettre au courant et ouvrir cette sacoche avec elle. Leur surprise fut énorme quand ils découvrirent l'intérieur de cette sacoche: ils avaient devant eux un trésor tombé du ciel, des liasses de billets de banque. Ils n'en avaient jamais vu autant. Ils étaient embêtés et ne savaient pas quoi en faire. Il y aurait certainement une enquête plu tard, des recherches, répétait le mari. N'oublions pas que c'était l'époque d' Ould Al Hayani, Kâamane ou tout simplement le Caid Al arbi. On l'appelait par ces trois noms. 

    Aprés une nuit blanche, et une longue discussion, le couple prit une importante décision. Le Mercredi était le jour où une délégation de Français venait de Sefrou pour discuter avec Ould Al Hayani des affaires courantes de la Tribu, et voir s'il n'y avait rien à signaler. Notre Tghrouti mit la sacoche sous sa djellaba blanche, et se dirigea vers le "Bureau" du Caid. Lorsque tout le monde fut présent, Caid, Français et certains notables yazghis, le Taghrouti leva sa djellaba et sortit sa sacoche tout fier d'être un honnête homme et un bon citoyen, et il posa son trésor d'un geste héroïque sur la table à la vue de tous. Puis il raconta son aventure comme un héros qui revenait du Front.Tout le monde restait stupéfait, bouche bée, et le visage d' Ould Al hayani était devenu blême. Aprés qu'ils eurent discuté entre eux, le chef de la délégation française s'approcha de notre héros pour le remercier et de lui donner quelques centimes en lui chuchotant dans l'oreille: " Avec cet argent tu pourras acheter une corde", autrement dit : "Va te faire pendre".
    Aprés le départ de la délégation Française, Ould Al Hayani le rappela pour lui passer un savon en le traitant de tous les noms. Les insultes lui tombèrent dessus, et  le Caïd lui dit qu'il aurait dû attendre le départ des Français, qu'il n'aurait pas du montrer la sacoche quand ils étaient présents. Je pense que vous avez compris pourquoi !
    Alors, pour récompenser notre honnête homme, le Caïdl lui infligea quelques mois de prison. A sa sortie, le pauvre homme avait perdu la raison: il était devenu mahboule. 

    C'était cela la justice de Ould Al Hayani. Quant à la sacoche il paraît que c'était la solde destinée à des militaires. On n'a jamais su de quelle manière elle avait pu glisser de cet avion !

    Je ne rapporte que ce qu'on m'a raconté: je n'avais que 9 ou 10 ans quand mes oreilles ont entendu cette triste histoire qui nous révèle beaucoup de choses.
    Si un Taghrouti se trouve parmi les lecteurs de cette histoire, j'aimerais bien connaître son point de vue, et je lui en adresse mes remerciements d'avance.

    Auteur: toumi10


    Merci pour cette belle histoire (triste pour le Taghrouti, certes) qui nous donne une idée de la façon de traiter les gens, pendant le "règne" du Caïd Larbi.

    Auteur: menzli

     

    6 commentaires
  • Dites moi, Ould Berzaz fait-il encore de la bonne soupe à son café, à côté du cycliste Rrifi, qui nous louait ses deux roues ( et uniquement 2 roues) à 10 centimes de dh le quart d'heure? Cette soupe, également à à 10 centimes le bol, avec des lamhamssa dedans et facultativement, un quart de pain, aussi à 10 centimes, était un régal pour nous, surtout lorsqu'il faisait froid. Et ça n'était pas rare. 

    Une fois, deux camarades (de classe) de Mghila ont parié à qui pourrait consommer 20 bols de cette délicieuse soupe avec 20 beignets, idem à 10 centimes l'unité, que faisait sous une tente, au centre d'El Menzel, un borgne dont j'ai perdu le nom. Le pari ayant échu à quelqu'un (qui est devenu par la suite professeur au collège d'El Menzel), nous nous rendîmes au café pour l'exécution de l'opération. Avant de terminer le 20ème bol, notre ami qui n'arrivait plus à avaler, demanda un répit qui ne lui fut pas accordé. Alors, il appuya un peu et, d'un seul coup, il se soulagea devant nous, sur la table, rendant tout ce qu'il avait avalé. Et là, c'est le cafetier Ould Berzaz qui accourut avec son gros ventre, un manche de balai à la main, pour nous chasser, sans se faire payer. Ce n'est que plusieurs jours après que nous avons pu à nouveau accéder au café, après avoir payé notre dû, bien entendu.

    Auteur: 
    mghili


    Le borgne qui vendait les beignets s'appelait : Ould Ben Lahcen 

    Auteur: toumi10

    1 commentaire
  • Savez-vous qu'il y a un quartier qui porte le nom de "ben yazgha" à Moulay Idriss Zerhoun ? 
    Un ami qui habitait dans cette ville dans les années 80 m'a dit que d'après son père, c'étaient des gens qui faisaient du commerce à Zerhoun et qu'ils ne tenaient pas parole !!! 

    D'après la légende là-bas, on les appelait : "
    bani yazgha, bani la'yadi lffarigha
    la'yadi = mains 
    lffarigha = vides 
    Ce n'est qu'une légende !

    Auteur: encoreUnYazghi


    Ouf! Ce n'est qu'une légende!

    Auteur: 
    froissart


    La première partie de mon message n'est, par contre, pas du tout une légende.

    Auteur: encoreUnYazghi 



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