• Ahermoumou (Siham)

    Ribat el Kheir 
    Ville perdue entre 2 oliviers
    La vie, le temps m'ont appris à ne jamais l'oublier
    Originaire de ces ruelles, de ces quartiers
    J'y suis pas née mais elle reste ma terre sacrée
    Là-bas pas de prise de tête on vit la vie au jour le jour 
    Par contre le lundi c'est souk et ça depuis toujours
    Manger la poussière, écouter le chant des grillons ça change 
    Si ça se passait comme ça en France je dirais « ça m'dérange »
    Un séjour dans ce p'tit bled franchement ça ressource
    C'est un retour aux racines, un retour à la source 
    Quand je vois comment vit la famille je lui dis chapeau !
    Je ne supporterais pas coupure d'électricité et d'eau 
    Mais les gens restent simples, on respecte les parents
    La religion a une grande place, Allah est important 
    Au loin le minaret a embelli le décor 
    Beauté faite de pierre, on s'est passé d'or 
    Les femmes en djellabas discutent entre elles
    Leurs paroles et l'appel à la prière se mêlent 
    Quant aux pères, la plupart sont à la mosquée 
    Rendez-vous à la même heure, c'est en groupe qu'ils vont prier
    Et baba l'hadj revient vers la maison les mains dans le dos 
    A pas de fourmis en silence sans un mot 
    Le patriarche, l'homme de sagesse c'est lui machallah 
    J'aimerais qu'il nous suive en France un jour inchallah 
    Ma terre natale j'y reviendrai un jour avec l'aide de Dieu 
    J'ai la nostalgie, les souvenirs me font mal aux yeux 
    Un jour je reposerai à Ouled Ben Ali aux pieds de l'olivier 
    Loin du vacarme et un peu plus près de mes aînés

    Siham 

  • Commentaires

    1
    BIR TAM TAM-Australi
    Lundi 27 Juillet 2009 à 15:04
    Bonjour ou Bonsoir`Siham`
    Merci pour le partage de ce tres joli poeme, j'ai eu les larmes aux yeux
    Vos tendres paroles, pour moi aussi nostalgiques, elles ont attisees mes feux.
    De loin vous avez embelli mon coeur de ces doux vers tapissant la beaute' du bled
    Tant de souvenires me reviennent, car, je suis ne' pres de Bir Tam Tam, pres de l'oued.
    Au juste a Ait amer.Quant a ma mere, elle est d'origine de Ribat El khir.
    J'aime, la souplesse de votre plume et votre facon d'ecrire...
    Magnifique.
    Amicalement
    BIR TAM TAM.
    2
    mghili
    Mardi 27 Octobre 2009 à 16:14
    Bravo Siham. Oui! Un, deux et même trois jours au bled, ça ressource. Mais, le quatrième jour, ça pousse... à prendre le large.
    3
    toumi10
    Mercredi 28 Octobre 2009 à 14:10
    Joli poème , et bravo Siham
    Laissant , ton coeur et ton âme ;
    Exprimer , nostalgie d'une femme ;
    Viendra le jour , de joie et de "Slam "
    4
    HJAR EDDIB
    Jeudi 29 Octobre 2009 à 09:20
    Au pied de l'olivier, en pleurs, dit la poétesse
    Grillée par le feu vif d'une nostalgie causée,
    Par le mal du pays, elle rêve et ne cesse
    D'y penser, à son terroir un jour, y reposer.
    Hjar Eddib

    Amen et que ton souhait se réalise .Amicalement
    5
    Siham
    Lundi 28 Mars 2011 à 14:48
    Je viens de tomber sur mon petit texte ici. Ca fait tellement longtemps. 2009...
    Contente de voir que ce que je voulais faire passer à travers ces lignes a été compris par les lecteurs.
    A bientôt !
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