• ESSAI - Le monde selon Maalouf Version imprimable Suggérer par mail

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    Ecrit par Adil Elamrati, le 27-05-2009 00:00  

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    "Jamais le double langage de l’Occident n’a été aussi manifeste que durant l’ère Bush, et jamais le monde arabo-musulman n’a paru plus enfermé dans une impasse" écrit Amin Maalouf dans son analyse des civilisations contemporaines. Seule la culture pourra nous sortir du Dérèglement du monde

    L'auteur franco-libanais interroge nos valeurs communes (photo Grasset)

    Une fois encore Amin Maalouf  laisse de coté le roman pour "s’essayer" à l’analyse complexe du monde au XXIe siècle. Nourri de ses deux cultures qu’il aime tant, le Franco-Libanais invite à réfléchir sur de nouvelles valeurs communes, afin de sortir des crises actuelles.
    Le dérèglement du monde, est en même temps un diagnostic grave et humaniste et un cri de colère et d’indignation que l’auteur adresse à toutes les civilisations.

    La sonnette d’alarme
    Très inquiet de la situation actuelle, Amine Maalouf renvoie à leurs responsabilités deux civilisations qui s’affrontent. Pour lui, l’occident infidèle à ses propres valeurs a perdu toute crédibilité aux yeux des peuples qu’il tente d’"acculturer".  Le monde arabo-musulman quant à lui, anéanti par la haine de soi et de l’autre, s’enfonce dans une déficience morale qui le jette dans une impasse historique.
    Les progrès technologiques et scientifiques du XXe siècle ont révolutionné l’histoire de l’humanité, mais l’évolution des esprits n’a pas suivi. Si Amin Maalouf tire la sonnette d’alarme, c’est parce que le dérèglement est pluriel : il est intellectuel, éthique, géopolitique, économique, financier et climatique. La multiplicité des symptômes donne à la crise un caractère d’urgence inédit.
    L’évolution des mentalités prend du temps, dit-il et attendre quinze ou vingt ans peut s’avérer fatal pour la planète. Ayant atteint "son seuil d’incompétence morale" le monde doit réfléchir à de nouvelles formes d’être ensemble afin de sortir de la "trop longue préhistoire".

    La solution est culturelle
    Amin Maalouf cherche à comprendre comment on en est arrivé là.  Il remonte l’histoire depuis le démantèlement de l’empire ottoman à nos jours, expliquant la progression des communautarismes et l’explosion des fanatismes.
    Il voit dans l’échec des nationalismes arabes et notamment celui de Nasser, le berceau des spasmes identitaires et de l’islamisme. Au lieu d’une " fin (heureuse) de l’histoire", la chute du mur de Berlin et le triomphe du capitalisme, ont au contraire conduit l’occident à la pire crise de son histoire. Le problème pour Maalouf, n’est pas dans le choc des civilisations il est plutôt dans leurs épuisements.
    C’est pourquoi il propose la sortie de ces dérèglements par  "la primauté de la culture". Car la diversité des cultures est en soi un atout et non un obstacle à l’adoption d’une nouvelle échelle des valeurs.
    Adil Elamrati (www.lepetitjournal.com) mercredi 27 mai 2009

    Le dérèglement du monde : quand nos civilisations s‘épuisent, Amin Maalouf, Grasset, 314 pages. 17€1O


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  • Belles vidéos envoyées sur Youtube par

    mghila @92@

     

    Félicitations et remerciements pour cette belle réalisation!

     


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  • Aménagement des voiries

    Fès: Les chantiers finalisés avant les élections
     
    · 600 km de routes urbaines refaites

    · Un investissement de plus d’un milliard de DH entre 2003 et 2009


    «FÈS a refait 100% de ses routes et voiries entre 2006 et 2009», indique d’emblée Mohamed Zaime, chef du service des voiries à la Commune urbaine. Et d’ajouter que la totalité des routes urbaines a été refaite. Ainsi, «le prochain Conseil travaillera simplement sur l’entretien et l’extension de la ville». De fait, les chantiers réalisés en enrobé, dallage, éclairage et espaces verts au niveau de toute la ville (y compris la médina) ont coûté plus de deux milliards de DH. La moitié de ce montant a servi au déplacement et réparation des réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement, et au réaménagement de près de 600 km de voiries.
    Rappelons que c’est en avril 2006 que la municipalité a lancé son programme de mise à niveau urbaine. Un programme qui vise le renforcement des équipements de base et de loisirs. Selon Hamid Chabat, maire de Fès, le chantier relatif à la réfection des routes et voiries des avenues, des rues et des ruelles a été confié à une vingtaine d’entreprises.

    300 palmiers


    Un budget de 200 millions de DH lui a été réservé dès la première année avec l’objectif d’aménager 140 km de routes urbaines. Ainsi, le premier projet à voir le jour a été celui de l’avenue Hassan-II Allal Benabdellah en ville nouvelle. Situé au coeur de Fès, ce boulevard (70 mètres de large et 2.000 mètres de long) a connu un véritable lifting. Son réaménagement a nécessité près de 80 millions de DH (dont plus de 30 millions de DH pour les voiries). Sur cette enveloppe, près de 10 millions de DH sont destinés à l’éclairage public. Par la suite, l’opération (voiries) a concerné toutes les communes.
    Ainsi, la ville a entamé en 2008 la 2e phase de son programme de réaménagement du réseau routier. Cette deuxième étape a nécessité plus de 12 mois de travaux et coûté près de 400 millions de DH.
    La moitié de cette enveloppe a été financée par un crédit FEC (Fonds d’équipement communal). Outre la voirie, les espaces verts ont été réaménagés. Ainsi, des milliers d’arbustes et plantes florales ont été plantés un peu partout dans la ville. Pour le seul boulevard Hassan II, à titre d’exemple, quelque 300 palmiers sont rajoutés aux 263 déjà existants. Les travaux d’aménagement ont porté notamment sur le désherbage des bas-côtés, l’entretien des places publiques, de l’éclairage et des espaces verts, le curage des cours d’eau et la rectification des routes. Les éclairages ont aussi été entièrement refaits.
    Au menu de la deuxième tranche de l’avenue Allal Benabdellah figurait également le chantier qui a relié la fontaine au rond-point Ennakhil. Le cahier des charges de ce tronçon s’est basé sur la construction des refuges centraux, avec des espaces verts, des fontaines et des cours d’eau. L’objectif est d’assurer la continuité de l’avenue avec les mêmes caractéristiques des travaux déjà entamés. Le projet a été prolongé jusqu’au palais El-Bahiya et le rond-point de l’autoroute. Une double voie est également en cours pour la route de Sefrou.
    Avant la fin de 2008, la ville a poursuivi son programme de réfection des voiries et de restructuration des artères dans sa troisième phase. Ainsi, l’avenue Moulay Youssef a été réaménagée de la place de la Résistance jusqu’au Palais royal de Fès. Les travaux de ce tronçon ont duré près de 6 mois.
    Autre projet réalisé, le réaménagement de l’avenue Moulay Rachid (ex-route de Sefrou). Le projet a nécessité 80 millions de DH. Là aussi, un quatre voies existe bel et bien. Refuge central, espaces verts et fontaines deviennent une réalité. En ce qui concerne l’aménagement de la route d’Immouzzer, il ne sera finalisé que quelques jours avant les élections, confirme le chef du service des voiries de la commune. Et de poursuivre: «Une grande partie du chantier de l’avenue Karaouyine menant vers le Palais Jamai sera achevée avant le festival des musiques sacrées».
    A noter que même les quartiers périphériques ont profité de la métamorphose. A signaler enfin que pour le financement des projets, les élus ont mobilisé l’immobilier sur tous les terrains municipaux. A elle seule, la maîtrise d’ouvrage déléguée à Al Omrane, en ce qui concerne le projet du Champ de course, a alimenté les caisses de la Commune d’un montant global de l’ordre de 800 millions de DH. Autres recettes, la vente des terrains viabilisés du lotissement Aïn-El-Baraka qui a rapporté 200 millions de DH et celle des terrains d’Oued Fès 600 millions de DH. Sans oublier l’apport du Fonds économique communal d’un montant de 300 millions de DH.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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  • «Lahcen Lyoussi, un homme d’honneur», nouvel ouvrage : Un parcours singulier et édifiant Imprimer Email
    Écrit par libe.ma   
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    «Lahcen Lyoussi, un homme d’honneur», nouvel ouvrage : Un parcours singulier et édifiant
    Le Centre Lahcen Lyoussi pour les études et recherches politiques (CLLPERP) publie «Lahcen Lyoussi, un homme d’honneur», figure manquante de l’histoire contemporaine du Maroc.
    Cet ouvrage, écrit en deux langues (français et arabe), reproduit des témoignages «qui éclairent d’un jour nouveau la période du Protectorat et les premières années de l’Indépendance du Maroc», écrit dans sa préface le CLLPERP.
    S’inscrivant « dans un souci de sauvegarde et de pérennisation d’un passé commun constitutif de notre mémoire collective », ce livre met en évidence  le parcours singulier et la forte personnalité d’un homme « sage et posé, téméraire et intelligent, (qui) sut surmonter les problèmes les plus complexes » (P. 25). Comme pour mieux cerner ce personnage, le livre évoque au fil des pages, l’influence qu’il exerçait autour de lui, son courage exceptionnel, sa foi dans le triomphe de la cause qu’il défendait, ses sacrifices immenses et sa force de caractère.
    « Un homme prêt à tout sacrifier, indifférent au sort peu envieux qui aurait pu lui être infligé comme caïd de Séfrou par le colonisateur. Il fut convaincu de son devoir national, dévoué pour son pays »(P.22).
    Certains chapitres du livre relatent les initiatives de Lahcen Lyoussi au plus fort de la crise entre le Roi et le Parti de l’Istiqlal d’un côté et la Résidence générale et les colons de l’autre. De formidables évocations qui renseignent le lecteur sur bien de sujets remontant aux premières années de l’Indépendance. De même, l’ouvrage restitue de façon édifiante des documents marocains datant de cette période et des rapports diplomatiques ayant suivi de près l’évolution de la société politique marocaine à l’aube de l’Indépendance.
    Lahcen Lyoussi devint caïd de Séfrou à 22 ans. Sa droiture, son dévouement et ses qualités d’homme lui valurent sympathie et considération, et lui «firent nouer de solides liens d’amitié avec plusieurs membres de l’élite marocaine émergente : Alla el Fassi, Bel Hassan El Ouazzani et Mehdi Ben Barka». (p31)
    Conscient des dangers que la politique du Protectorat faisait planer sur l’unité du Maroc, Lahcen Lyoussi choisit son camp et refusa de signer la pétition contre Ben Youssef, ce qui lui coûta sa fonction avant d’être assigné à résidence à Ben Slimane d’abord et Mogador plus tard (P33)
    Malgré toutes les obstructions, les menaces, l’exil et les avanies qu’il eut à subir, il resta fidèle à ses engagements, s’imposant sur la scène sans jamais cesser de croire dans le destin du Maroc. « Rien ne saura ébranler ses convictions envers son Roi et le parti qu’il intégra en faisant confiance dans ses hommes ».
    Pourtant, on a beau s’étendre sur ses qualités, « on ne peut jamais rendre justice à cet homme qui a rendu de bons et loyaux services à son pays dans les pires moments de son histoire, indifférent aux actes de représailles qui pouvaient être prises à son encontre par le colonisateur »,(P. 26).
     « Tant que des acteurs et des observateurs politiques, loyaux et sincères, s’expriment sans autre part pris  que la recherche de la vérité historique, le passé ne sera pas dénaturé et encore moins occulté», conclut le CLLPERP.


    «Lahcen Lyoussi, un homme d’honneur», nouvel ouvrage : Un parcours singulier et édifiant
    Le Centre Lahcen Lyoussi pour les études et recherches politiques (CLLPERP) publie «Lahcen Lyoussi, un homme d’honneur», figure manquante de l’histoire contemporaine du Maroc.
    Cet ouvrage, écrit en deux langues (français et arabe), reproduit des témoignages «qui éclairent d’un jour nouveau la période du Protectorat et les premières années de l’Indépendance du Maroc», écrit dans sa préface le CLLPERP.
    S’inscrivant « dans un souci de sauvegarde et de pérennisation d’un passé commun constitutif de notre mémoire collective », ce livre met en évidence  le parcours singulier et la forte personnalité d’un homme « sage et posé, téméraire et intelligent, (qui) sut surmonter les problèmes les plus complexes » (P. 25). Comme pour mieux cerner ce personnage, le livre évoque au fil des pages, l’influence qu’il exerçait autour de lui, son courage exceptionnel, sa foi dans le triomphe de la cause qu’il défendait, ses sacrifices immenses et sa force de caractère.
    « Un homme prêt à tout sacrifier, indifférent au sort peu envieux qui aurait pu lui être infligé comme caïd de Séfrou par le colonisateur. Il fut convaincu de son devoir national, dévoué pour son pays »(P.22).
    Certains chapitres du livre relatent les initiatives de Lahcen Lyoussi au plus fort de la crise entre le Roi et le Parti de l’Istiqlal d’un côté et la Résidence générale et les colons de l’autre. De formidables évocations qui renseignent le lecteur sur bien de sujets remontant aux premières années de l’Indépendance. De même, l’ouvrage restitue de façon édifiante des documents marocains datant de cette période et des rapports diplomatiques ayant suivi de près l’évolution de la société politique marocaine à l’aube de l’Indépendance.
    Lahcen Lyoussi devint caïd de Séfrou à 22 ans. Sa droiture, son dévouement et ses qualités d’homme lui valurent sympathie et considération, et lui «firent nouer de solides liens d’amitié avec plusieurs membres de l’élite marocaine émergente : Alla el Fassi, Bel Hassan El Ouazzani et Mehdi Ben Barka». (p31)
    Conscient des dangers que la politique du Protectorat faisait planer sur l’unité du Maroc, Lahcen Lyoussi choisit son camp et refusa de signer la pétition contre Ben Youssef, ce qui lui coûta sa fonction avant d’être assigné à résidence à Ben Slimane d’abord et Mogador plus tard (P33)
    Malgré toutes les obstructions, les menaces, l’exil et les avanies qu’il eut à subir, il resta fidèle à ses engagements, s’imposant sur la scène sans jamais cesser de croire dans le destin du Maroc. « Rien ne saura ébranler ses convictions envers son Roi et le parti qu’il intégra en faisant confiance dans ses hommes ».
    Pourtant, on a beau s’étendre sur ses qualités, « on ne peut jamais rendre justice à cet homme qui a rendu de bons et loyaux services à son pays dans les pires moments de son histoire, indifférent aux actes de représailles qui pouvaient être prises à son encontre par le colonisateur »,(P. 26).
     « Tant que des acteurs et des observateurs politiques, loyaux et sincères, s’expriment sans autre part pris  que la recherche de la vérité historique, le passé ne sera pas dénaturé et encore moins occulté», conclut le CLLPERP.

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  • Inondations d'octobre 2008

    On se souvient des crues dramatiques d'octobre 2008, et de l'effondrement du pont sur le Sebou entre El Menzel et Sefrou:

    Quand l’Oued Sebou est sorti de son lit, il n’a pas fallu longtemps pour que le pont reliant Sefrou à la localité d’El Menzel s’effondre. Aujourd’hui, sans la route de Bir Tam Tam, nous serions entièrement coupés du monde. Mais nous préférons ne pas trop nous plaindre. Les villageois qui vivent dans les douars sur les rives de l’Oued, ont tout perdu: leurs maisons, leurs bétails et leurs terres...

     

    Aujourd'hui le pont est reconstruit, comme en témoigne cette photo de mai 2009 envoyée par toumi10

     



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